SCÈNE X i7i
Et que monsieur Gaillard, dont Fadresse est extrême, Rendra discrètement. . .
GAILIABD.
Qui, moi, monsieur?
SAINVILLE
Oui, vous.
GAILLARD
Je suis très maladroit, en fait de billets doux.
BLINCOUR.
Vous perdriez cent fois, je vous le certifie.
SAINYILLE.
Parions...
BLIiNXOUR.
Je fais plus, monsieur, je vous défie.
SAINVILLE
Soit, je vous combattais hier par attachement. Mais à présent, morbleu t c'est par entêtement. Bon î voici du papier, de l'encre...
GAILLARD
Mais de grâce.
Pas de scandale.
BLINCOUB, a part.
Il faut confondre son audace.
SAINVILLE écrÎTant.
« Mademoiselle, il ne faut que vous avoir vue un «instant pour désirer de vous voir toute la vie. Si « cet aveu pur et sincère n'a rien qui vous offense, je « vous offre ma main, mon rang et ma fortune qui
« est considérable (U répète le mot en appuyant et retardant
« Biaincoar.) considérable, et j'ose implorer la faveur « d'un entretien particulier auquel est attaché le bon- « heur de ma vie. » Le colonel Sainville.
BLINCOUR. Mg^
Un rendez-vous ! *9h-
SA IN VILLE
Sans doute.
GAILLARD, regardant à la fenêtre.
Ah! messieurs, les voilà.
Allons, dépêchez-vous.
SALNVILLE.
Ah ! mon Dieu I quoi déjà !...
ULINCOUR.
Mais c'est aller trop loin, et je ne puis permettre...
SA INVILLE.
Certain de sa vertu comme vous semblez Têtre, Que craignez-vous ?
GAILLARD
Et vite, on monte.
SA INVILLE, cachetant, (à Gaillard). J'ai fini.
Remettez de ma part ce billet à Jenny, Et surtout que cesoit à Tinsu de sa mère.
BLINCOUR.
Ce rendez-vous pourtant n'était pas nécessaire.
SAINVILLE
Notre épreuve, moucher, ne peut s'en dispenser... Quitte après pour nous battre ou pour nous em-
(II entraîne Blincour.) [braSSCr.
GAILLARD
Oui, oui, messieurs, je vais remettre le message... Reposez- vous sur moi, j'en ferai bon usage.