‹ Théatre de DésaugiersChapitre 150 sur 265 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

SAINVILLE!, seule, immobile et comme pétrifié.

De sa mère 1 grands Dieux!... L'ai-je bien entendu?... C'est sa mère I... Quel trouble en mon cœur éperdu!... Quel espoir!... Car voilà le portrait de ma femme, C'est bien lui!... Je ne sais où j'en suis... Et mon âme De mille sentiments agitée à la fois...

Quoi I cette aimable enfant dont la touchante voix. Dont la douce candeur m'exprimait sa tendresse, Serait !... Je ne puis plus contenir mon ivresse I... Et ces traits qu'à mes yeux un voile, chaque jour. Dérobait avec soin... étaient ceux!... ahl quel tour I

188 L*flOTEL GARNI

Jl est piquant pour moi!... Mais il est bien aimable Oui, courons aux genoux d'une femme adorable^ Et trop heureux époux, après dix ans d'erreur. Par l'aveu de mes torts, méritons mon bonheur l

(U entre chez madame Sainville, sans entendre Blincour qai l'appelle.)

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