‹ Théatre de DésaugiersChapitre 177 sur 265 · SCÈNE Xm · texte numérisé non relu

SCÈNE Xm

ne la connais pas, votre femme ; peignez-la moi un peu.

PAXTIN.

Oui, ça fait que vous démêlerez mieux... Je voua dirai d'abord.

LE LIÈVRE, Toyaot la bouriche.

Ah I ah ! qu'est-ce donc que je vois-là ?

PANTLN.

Vous m'y faites penser... c'est une dinde que je vou* lais vous prier de faire rôtir.

LE LIÈVRE

Très volontiers, (il ouvre la bouriche.) PANTIN.

Je vous dirai donc que ma femme chante avec un Turc, ça va peut-être vous mettre sur la voie.

LE LIÈVRE, sortant la dinde.

Oh I si c'est ça, je l'ai vue ; elle est ici.

PANTIN

Eh bien I comment la trouvez- vous?

LE LIÈVRE, croyant qu'il parle de la dinde.

C'est une belle bête.

PANTIN

Qui?

LE UÈVRE.

Nous la ferons rôtir, n'est-ce pas ?

Bien entendu; n'est-il pas vrai qu'elle chante bienf

LE UÈVRE.

Quand elle sera farcie et remplie de marrons, cesera bien autre chose.

PANTIN

Elle a pensé entrer à l'Opéra.

LE UÈVRE.

Aimez-Tous les bardes ?

PANTIN

Non, non.

LB UEVRE.

Alors tout bonnement; mais vous mangerez autre chose avec ça ?

PANTIN

Oui, j'ai apporté une langue que voici.

LE LIÈVRE, prenant la langue.

Donnez, donnez.

PANTIN

C'est assez nous amuser à la moutarde... 11 faut que je vous quitte pour le secret que je viens de vous confier. Surveillez ma femme; moi, je m'en vais parler au jeune homme: vous savez que je n'ai pas ma langue dans ma poche.

LE LIÈVRE

Parbleu ! puisqu'elle est dans la mienne.

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