‹ Théatre de DésaugiersChapitre 206 sur 265 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

HENRIETTE

Sa femme !

EUGÈNE

Tout est convenu.

HENRIETTE

Avec qui ?

ErCÈNE.

Avec personne. Mais il n'a qu'à parler, et c'est une chose faite.

HENBIETTE.

Comment, il aurait vraiment l'intention?... •

EUGÈNE

De s'emparer de vous comme d'un effet à lui appartenant, et qu'il vient réclamer.

HENRIETTE

Ah! doucement s'il vous plaît.

Air nouveau»

Disposez, monsieur Sans-Gène, Du logis du haut en bas ; Mais ne vous flattez pas Que jamais je vous appartienne :

Henriette est pour Eugène, Et nous allons, sous vos yeux.

De cette heureuse chatne Former les nœds?

ensrhible.

Or, désormais.

Calmez le feu qui vous tourmente :

Nos cœurs jamais L'un pour l'autre ne seront faits ;

Non, non, jamais.

I UOÈNB.

Quelle grâce touchante, Et combien cet aveu m*enchante !

On ne verra jamais Tant de candeur et tant d'attraits!

Non, non jamais.

EUGÈNE

Avec quelle impatience J'attends, hélas ! le retour Qui doit de notre amour Noua assurer la récompense !

Mais si, par la médisance, Notre bymen était rompu, Trompant mon espérance, Changerais-tu ?

ENSEMBLE

Réponds, mais je me tai$^, Un pareil doute est une offense.

Et quoi I tu trahirais Les premiers serments que tu fais I Non, non, jamais.

HENRIETTE

Non, rien jamais Ne refroidira ma constance.

Quoi, moi, je trahirais Les premiers serments que je fais.

Non, non, jamais.

HENRIETTE

Quoil vraiment? vous croyez qu'il m'aime?

EUGÈNE

Il me Ta déclaré très positivement.

HENRIETTE

A son âge?

EUGÈNE

Cela ne doit pas vous étonner.

Am : Sur le penchant De la beauté, puissance enchanteresse I

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