‹ Théatre de DésaugiersChapitre 228 sur 265 · LES VOYAGEURS · texte numérisé non relu

LES VOYAGEURS

Décamper ! Quel humiliation î

SANS-GÊNE

Ah ! mon vieux camarade, est-ce bien loi qui me parles ainsi ?

296 MONSIEUR SANS-GËNE

DDHONT.

Oui, de par tous les diables, c'est moi.

SANS-GÊNE

Et voilà les amis du jour !... C'est ton dernier mot?

DUIIONT, outré.

Oui, oui, oui.

SANS-GÂNE, sairant toujoun Dumont, qui marche avec impatieiitt. Air : Époux imprudents.

Adieu, puisque je t'importune ; Mais tu sentiras, mon ami, Que jouir seul de sa fortune C'est n'être riche qu'à demi :

Plus d'un camarade me reste, Qui, de l'amitié, suit la loi ; Et Pylade, chassé par toi.

Peut trouver encore un Oreste,

(Pendant ce couplet, Sans-GAne cherchant son mouchoir pour essajer ses lames, et ne le trouvant pas, prend celui de Uumont qui lai sort de le poche, s'en essuie les yeux, et le lui rend, en disant:) Tions, je t6

le rends trempé de mes larmes... Adieu...

(Il sort.)

Au diable ! vous et les vôtres ! Vous m'entendez, Messieurs ? Bonsoir.

LES YOYAOSURS.

Reprise du chœur précédent.

Ah I quel outrage abominable I Nous exposer & cet affront I Jamais, jamais accueil semblable, N'a fait encor rougir mon front.

(Us sortent.)

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