SCÈNE VI
(Le théâtre représente un caveau ; on y voit des tonneaux snr les chantiers, des barils et deux tonoeaux debout.)
L^llOURj descendant par un soupirail.
C'est bien ici, oui... quelle obscurité! heureusement j'y suis fait... Le chemin n'est pas facile ; mais bah !...
Air : du Château de mon oncle.
Pas de noir, d'étroit séjour, Où, par quelque malin tour,
Nuit et jour, {bis.)
Ne s'introduise TAmour.
Vieux argA, tristes jaloux, Portes, grilles et verroux
Sous ses coups (bis,)
Tôt ou tard vous tombez tous.
Ami de ]a peine.
Ami de la gène, ^ A duper,
A tromper Ne cessant de s'occuper.
Vaincre les obstacles, ToDter des miracles,
C'est son fort, (bis.)
Dès qu'il dort,
L'Amour est mort.
Monarques, nobles bourgeois, Artisans et villageois
A ses lois (bis,)
Se soumettent à la fois :
Tl n'est pas dans l'Univers, Jusqu'aux habitants divers,
Et des airs
Et des mers, Qui ne subissent ses fers;
Pour séduire.
Pour réduire Le cœur naïf qu'il désire.
Il soupire;
Son sourire Est celui d'un dieu ;
Intraitable,
Indomptable, Quand on l'irrite, il accable;
C'est un diable (bis.)
Qui met tout en feu, Bref, comme un enfant gâté,