‹ Théatre de DésaugiersChapitre 243 sur 265 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

(Le théâtre représente un caveau ; on y voit des tonneaux snr les chantiers, des barils et deux tonoeaux debout.)

L^llOURj descendant par un soupirail.

C'est bien ici, oui... quelle obscurité! heureusement j'y suis fait... Le chemin n'est pas facile ; mais bah !...

Air : du Château de mon oncle.

Pas de noir, d'étroit séjour, Où, par quelque malin tour,

Nuit et jour, {bis.)

Ne s'introduise TAmour.

Vieux argA, tristes jaloux, Portes, grilles et verroux

Sous ses coups (bis,)

Tôt ou tard vous tombez tous.

Ami de ]a peine.

Ami de la gène, ^ A duper,

A tromper Ne cessant de s'occuper.

Vaincre les obstacles, ToDter des miracles,

C'est son fort, (bis.)

Dès qu'il dort,

L'Amour est mort.

Monarques, nobles bourgeois, Artisans et villageois

A ses lois (bis,)

Se soumettent à la fois :

Tl n'est pas dans l'Univers, Jusqu'aux habitants divers,

Et des airs

Et des mers, Qui ne subissent ses fers;

Pour séduire.

Pour réduire Le cœur naïf qu'il désire.

Il soupire;

Son sourire Est celui d'un dieu ;

Intraitable,

Indomptable, Quand on l'irrite, il accable;

C'est un diable (bis.)

Qui met tout en feu, Bref, comme un enfant gâté,

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