‹ Théatre de DésaugiersChapitre 41 sur 265 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

SAINT-HBHY.

Que faisiez-Yous aux genoux de ma sœur?

VAUTOUR

Je demandais le quartier échu.

SAINT-REHT.

Point de quartier.

VAUTOUR

Mais, Monsieur, vous m'en devez trois.

SAIXT-REMT.

Avoir des prétentions sur ma sœur, un misérable

débitant de tabac ! (Le poussant loin de loi atec force.)

Eh ! parbleu, si je suis un>débitant, vous êtes mon débiteur.

SAINT-REMY

On vous paiera, faquin.

VAUTOUR, aTechumenr.

C'est donc pour vous dire...

SA1NT-REMT.

Prétendre s'allier à la sœur d'un artiste I

VAUTOUR

Mon état vaut bien le vôtre.

SAmT-RIMT.

Un homme sans réputation.

VAUTOUR

Sans réputation? moi, qui fait la barbe à la Civette; demandez plutôt.

AIR : J'ai du bon tabac dans ma tabatière,

J*ai tant de tabacs Que dans cette rae.

20 MONSIEUR VAUVOUR

Caiacan éternae

A plus de cent pas.

J^en ai du boa et du râpé, J'en ai du sec et du trempé.

J*ai tant de tabacs

Que dans cette rue

Chacun éternae

A pluâ de cent pas.

SAWT-REICY.

Beau mérite de faire éternuer tout Paris.

VAUTOUR

Air : des Fleurettes,

Je chasse l'humeur noire,

J'entretiens la santé,

J'éveille la mémoire.

J'excite la gaité.

Tout doit m'èlre enfin propice, Puisque toujours, malgré soi.

On dit, en entrant chei moi :

« Dieu vous bénisse ! »

SAÎNT-REMY.

Eh bieni Monsieur, Dieu vous bénisse! mais sortez de chez moi.

VAOTOUIl.

Au moins, fixez-moi une époque pour le paiement de mon dû.

SAINT-REMY

Ton dû I

Air : Tout le long de la rivière.

Paire payer quatre cents francs Une chambre ouverte à tous vents ; Où, tout l'été, le soleil donne ; Où, tout rhiver, mon corps frissonne;

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