SCÈNE XYII
Puisque je n'en ai pas besoin, Ce serait perdre votre peine ; Par un escalier, de si haut, L^emporter n'est pas chose aisée ; Croyez-moi, faisons-le plutôt Sauter par la croisée.
TOUS
Oui, oui, par la croisée.
VAUTOUR, oiiTrant !• rideau.
Doucement donc, il y a quelqu'un, il y a quelqu'un.
SAINT-REMT.
Jetez, jetez.
VAUTOUR
C'est moi, M. Saint-Remy; c'est moi.
TOUS
Ohl la bonne figure... C'est le marchand de tabac.
SAINT-RKMT.
Mais par quel événement?...
VAUTOUR
Jevous conterai tout cela, mais rendez-moi mon sac.
SAINT-RSHY.
Gomment ? cet argent est à tous?
VAUTOUR
À qui donc ?
DIAPAZON.
ietterons-nous?
Eh non, de par tous les diables!
SAIirr-REUY.
Vous me donnerez donc du temps pour vous payer ?
VAUTOUR
Vingt-quatre heures.
SAINT-REMY
Parla fenêtre!
VAUTOUR
Un instant... huit jours.
SAINT-REMY
Parla fenêtre!
VAUTOUR
Oh! mon Dieu, quel homme!... Un mois.
SAINT REMY
Par la fenêtre !
VAUTOUR
Pas encore. Combien vous faut-il donc ?
SAINT-REMY
Trois mois.
Ce sera le quatrième. Impossible.
SAINT-REMY
Jetez monsieur.
VAUTOUR
Je capitule, je capitule.
VICTORINE
Vous me laisserez aussi tranquille?
VAUTOUR
Il le faut bien.
JEANNETTE
Et mon âne, monsieur Vautour ?
VAUTOUR
Que râne aille où il voudra.