‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 103 sur 307 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les précédents, LOUISE, pleurant.

LOUISE

Cest horrible ! c'est indigne !

BONISICHON.

Allons! qu'est-ce qu'elle a, celle-ci?

Ah ! monsieur Dersan ! il ne veut plus de moi; il craint de se mésallier, à ce qu'il dit; et tout cela parce qu'il est riche.

BONNICHON

Vous l'entendez; il n'était pas digne de ma fortune, et il mérite une leçon. Oui, Monsieur, tout en faisant nos aflaires, la morale en chemin, ça ne peut pas nuire.

DERSAN.

Allons, ne te désole pas , d'autres te le feront oublier.

LOUISE , pleurant.

Jamais ! j'aurai d'autres amants , c'est probable , mais je ne les aimerai jamais comme celui-là 1 Aussi c'est votre faute; sans cette maudite fortune...

BONNICHON

Rassui-e-toi , il n'en a plus; il n'a plus rien.

LOUISE

Puisqu'il est votre neveu.

BONNICHON

Et s'il ne l'était pas?

LOUISE

0 ciel!

BONNICHON

Autant commencer par elle. Apprends donc... mais non; je n'ai pas le temps, et tu le sauras plus tard. Venez Monsieur,

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