‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 11 sur 307 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MADAME DUME^NIL, entrant par la porte ii cauche; BAPTISTE,

M. DUMESNIL, DUCOUDRAl.

MADAME UliMESML, eu p^gnoifj .. .-.m,-,

Baptiste, Baptiste; mais allez donc ouvrir, rie raités pas attendre. (Baptiste sort ) Mon mari, mon mari... M. Dumebuil; il devrait être là pour recevoir.

M. DUMESML, sans hal>it, et paraissant à droite.

Ma femme, ma femme, c'est lui; il est entré dans la

cour.

MADAME bUMESNIL.

Hé bien! vous n'êtes pas plus avancé que cela?

M. DUMESNIL

J'étais avec Ducoudrai à composer cette lettre... Mon liahit qui n'est pas brossé.

MADAME DUMESNIL

Et moi, le déjeuner... et tout mon monde à surveiller; est-ce que j'ai eu le temps de songer à ma toilette?

M. DUMESML.

Je ne peux pourtant pas recevoir ainsi mon gendre.

MADAiMË DUMESNIL.

Ni moi non plus.

i2 LA DEMOISELLE A MARIER.

DUCOLDKAI.

C'est ça , il ne trouvera personne à qui parler.

M. DUMESNIL

Si; mon ami, mon cher Ducoudrai , je t'en prie, tienslui compagnie pour un instant; toi qui as du sang-froid et un habit.

M. ET MADAME DUMESNIL

Air : Dans la paix et l'innocence.

ENSEMBLE

Dis-lui bieu de nous attendre.

Dites-lui de nous attendre.

DUCOUDRAI.

C'est moi qui fait tout ici.

Il faut recevoir ce gendre, ' Et rester auprès d« lui.

M. ET MADAME DUMESNIL

Le voilà, le voilà; je m'enfuis, (ils rentrent chacun dans leur appartement.)

DUCOUDRAI, seul.

Il faut dans cette demeure, Et lui plaire et l'amuser.

Je vais être tout à l'heure Oblieé de l'épouser. Ces braves gens-là n'ont pas plus de tête...

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