‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 122 sur 307 · ACTE I, SCÈNE IV. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV. i

lans la journée, c'est terrible, c'est une contrainte, un déguisement continuel : la vie entière a l'air d'un bal masqué, et le bal masqué est si ennuyeux !

LE COMTE

Pas toujours : n'est-il pas vrai, Madame? mais quelles que soient mes idées , ce n'est pas ici le moment de les discuter ; l'important , d'abord, est de veiller sur ma tille, ce qui m'est mpossible. J'ai trop d'affaires pour m'occuper des miennes, et, îbligé par état à connaître ce qui se passe cliez les autres. Je l'ai pas le temps de savoir ce qui se fait chez moi ; mais en TOUS la contiant, me voilà bien tranquille, et je défierai bien désormais M. de Chavigni.

LA MARQUISE

Comment! M. de Chavigni, un Français?

ISABELLE

Oui, Madame.

LA MARQUISE

C'est lui que vous craignez?

LE COMTE

Je ne le crains plus , Madame; et ce n'est pas ici qu'il ose- 'ait venir.

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