‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 174 sur 307 · SCÈNE VIL MISS MILNER, LORD ELMVOOD · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL MISS MILNER, LORD ELMVOOD

ELMVOOD.

Ah ! vous voici, miss Milner, le ciel en soit loué !

MISS MILNER

Et pourquoi donc. Monsieur? (a part.) Allons j du courage et de la fermeté.

J'avais entendu de mon cabinet le bruit d'une voiture, et je craignais que ce ne fût la vôtre; pardon d'avoir pu vous soupçonner. Je vois à votre toilette que vous n'avez pas même eu l'idée de me désobéir; je vous en remercie, miss Milner; car c'eût été une oft'en>e que je n'aurais jamais pardonnée, et si vous saviez combien je suis malheureux quand il faut me fàclier contre vous, combien il m'en coûte de vous traiter avec sévérité...

MISS MILINER.

Vous, Monsieur?

ELMVOOD.

Mais daignez m'écouter maintenant, et permettez-moi de me justitier à vos yeux.

MISS MILNER, à part.

0 ciel! voilà à quoi je ne m'attendais pas. (Haut.) Vous, milord! vous justifier auprès de moi!

ELMVdOD.

Oui, votre réputation est un bien qui m'a été confié et dont je suis responsable, c"est la plus belle dot que je puisse offrir à celui que vous choisirez, et je veux qu'elle lui soit remise comme vos autres richesses, pure et intacte.

AïK : T'en souviens-tu?

Voilà pourquoi, me montrant si sévère.

J'ai cependant dérangé vos plaisirs.

Moi, ce matin, qui d'ordinaire

Vole au-devant de vos désirs.

Jugez alors si je vous aime, Puisque l'espoir seul de vous proléger.

Aujourd'hui m'a lait braver même

La crainte de vous affliger.

Il m'a donc semblé que les assiduités de lord Frédéric...

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