‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 203 sur 307 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

SAINT-JEAN , seul ; il suit le comte des yeiK.

Allez , allez, monsieur le comte ; allez chercher notre jeune homme, el amenez-le ici, cest tout ce que je vous demande. (se frotiant les mains.) Vous êtcs bien fin ! mais vous avez donné dans tous mes pièges avec une grâce parfiiite. 11 ne se doute pas que celui qu'il va installer chez lui avec tant de précau. lions est un Français , juste l'amant de sa fille; et ce jeune Frédéric est loin de s'attendre à la manière dont je vais l'amener auprès de sa belle! Au l'ait, il m'a attendri, ce jeune homme; il ne m'a dit que deux mois, en courant, mais avec cet accent qui part du cœur : « Saint-Jean , deux mille pias- « très pom* toi, si tu parviens à m'introduire chez l'ambassaft deur. » Deux mille piastres!.. Il est clair que c'est un amour véritable et honnête , la séduction n'a pas ce langage franc el décidé, deux mille piastres!., mais il n'était pas facile de les gagner. L'aniba.--sadeur n'est pas honune à sf laisser duper, comiuo un luli'ur de coniédie! Soupyoïuieux , défiant, il fallait un moyen neuf, liardi. Hien n'a eIVrayémon audace, une seule lettre, glissée parmi les dépêches de Son Excellence, a tout fait, tout prévu. Il faut convenir aussi que cette lettre du marquis d'Aveiro est le chef-d'œuvre du genre; sans connaître ni lui ni son fils; sans savoir môme s'il en a un; je me rappelle seulement avoir entendu parler de ses anciennes liaisons avec mon uiailre, et sur-le-champ ma lettre est composée.

« Rare atiublime etl'ort dune imaginativc!.. . »

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