SCÈNE XV
Les PRÉCÉDENTS, TOUTES LES DAMES ET LES CAVALIERS DU CHATEAU J
puis EDOUARD, qui arrive après eux.
M. UE BREMONT
Venez, mes amis, venez tous.
Car aujourd'hui pour nous s'apprête Nouveau plaisir, nouvelle fête.
Nous signons au ch;\teau le contrat d'un époux ; Toute la rompaenie fi la noce est priée.
292 LE MARIAGE DE RAfSOX.
EDOUARD, qui vient d'entrer.
Ces époux, qui sont-ils?
M. DE BREMOM , lui présentant Suzette.
Voici la mariée.
TOUS
Quoi ! c'est Suzetle?
EDOUARD
0 ciel!
SUZETTE
Moi-même.
M. DE BREMO>T.
Eh! oui, vraiment.
F.iites-lui votre compliment.
(Bertrand prend Suzette par la main, et la présente aux dames de la lociéti dont elle reçoit les compliments.) EDOUARD, interdit.
Je n'y puis croire encor : quel est donc ce mystère!
M. DE BREMONT
Oui, c'est elle qui l'a voulu.
(a voix basse.) Pour son honneur sachez vous taire.
Et rougissez d'avoir moins de vertu.
EDOUARD, à part.
Cet hymen, qui me désespère.
N'aura pas lieu, je le promets.
M. DE BREMONT, de marne, l'observant.
Et moi, Je promets de veiller sur toi.
ENSEMBLE
BERTRAND
Allons, allons, iirenons courage :
Puisque j'ai su toucher son cœur.
Je veux, dans l'hymen qui m'engage, Ne vivre que pour son honheur.
Qu'elle est jolie, et q:iel est mon honheur! ^ M. DE BREMONT.
Par sa vertu, par son courage.
De mon fils je sauve l'honneur; Tout va hien, et ce mariage De nous tous fera le honheur.
SUZETTE
Oui, c'en est l'ait, Thymen m'engage.