‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 276 sur 307 · ACTE n, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE n, SCÈNE X

SUZETTE, à part.

5spère bien que non.

MADAME PINCHON

Ce cher Bertrand ! Tiens, cousin, je t'en prie, laisse-moi t'embrasser.

BERTRAND

Bien volontiers, morbleu! avec la permission du cousin.

MADAME PINCHON

Moi, je le donne sans permission. (Avec attendrissement.) Parce que tu es un honnête homme,

PrNCHON, pleurant de joie.

Un brave et digne garçon.

BEKTRAND, les regardant avec étonnement.

Air : Ce lulh yalanl.

Qu'avez-vous doue? d'où vient c*t air attendri? Ils pleur'nt tons deux... Eh quoi! Suzette aussi? '^Courant à elle.) Qui peut causer ces pleurs qu'en v;iin vos yeux retiennent? Je n' veux rien d' vos plaisirs, qu'à vous seuls ils revienuent. Mais me v'Ià marié.

Vos chagrins m'appartiennent.

Et j'en veux la moitié.

MADAME PINCHON

Des chagiins! elle en avait; elle n'en a plus.

BERTRAND

Est-ce vrai, mademoiselle Suzette ?

SUZETTE

Air de la Robe et les Bottes.

Je n'en ai qu'un, un seul qui m'inquiète.

Lequel?

SUZETTE

D'où vient que, même entre nous deux.

Vous m'appelez.toujours main'selle Suzette"' BERTRAND.

C'est que j' n'ose dire mieux.

C'est p't-ètre aussi dans mon intérêt même ;

Car votre nom, quand je 1' prononce, hélas.' Me rappellu quelqu'un que j'aime, Le mien quelqu'un qu' vous n'aimez pas.

Oui, votre nom m' rappell' quelqu'un que j'aime; Le mien quelqu'un qu' vous n'aimez pas.

SL'ZETTE

C'est ce qui vous trompe ; je suis votre femme, je suis ftère d'en porter le nom.

BERTRAND

Qu'entends-je ! il serait possible !

SUZETTE

Silence. Voici monsieur le comte.

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