SCÈNE XIV
Les précédents, DIG-DIG , qui est eulré un peu avant , et qui a fait des signes à Minette , reprend sa gravité dès que Guido l'aperçoit.
GCIDO , allant à lui.
Ah ! seigneur Dig-Dig ! il n'y a que vous qui puissiez me secourir; je la remets entre vos mains, prenez-la, emmenezla , que je n'en entende plus parler. (oig-Dig fait un pas.)
MINETTE, étendant la main vers lui.
Indien, je t'ordonne de rester à cette place, sans pouvoir faire un pas, ni prononcer une seule parole. (oig-Dig , qui s'avançait vers elle, reste sur-le-cbamp immobile; et ouvre plusieurs fois la bouche sans pouvoir parler.)
GUI DO
Et lui aussi! le voilà changé en magot!
MINETTE
Je n'ai pas eu grand'peine (a Guido.) Et toi-même, si tu dis un mot, je te fais prendre la forme que j'ai quittée ce matin.
GtJIDO, indigné.
Moi, me rabaisser à ce point! et je laisserais son audace impunie 1 (Regardant le coffre.) Diou! mou talisman quc j'oubliais ! 0 Brahina ! excelk'nt Brahma! la première chose que je t'ai demandée était une bêtise, et i)eut-ètro, sans te le reprocher, tu en as fait une en me l'accordant; mais n'en parlons plus, punis son ingratitude, rends-lui sa première forme, (Allant ai coffret qu'il ouvre.) et par le pouvoir de ce talisman... Que vois-je!
(il a ouvert' le coffre, et une grosse chutte blanche eu sort et s'élance à terre. DIG-DIG, criant.
Au chat! au chat!
MARIAMSE, de même.
Minette, Minette.
GDI DO, regardant Minette.
Ociel! (Montrant le coffre.) Qiioi! Madame, vous étiez là, e vous voilà encore ! Qu'est-ce que cela veut dire ?
MINETTE
Que nous sommes deux.
MARIANNE
Et que celle-là est votre cousine ?
GUIDO, vivement.
Ma cousine, ma petite cousine !