SC£NE II
AïK du vaudeville du Charlatanisme.
Le chef de renregistrernent!
Te voilà dans ses bonnes grâces...
M. DUMESNIL, Oh! je n'en demande |)as tant.
DUCOUDRAI.
Eh! quoi! tu ne veux pas de places!
M. DUMESNIL
Point (le faveurs ; mais seulement De la justice...
DUCOUDRAI.
Quel caprice!
Songe donc que précisément En fait de places... c'est souvent Une faveur'que la justice.
- MADAME DUMESNIL
Mais notre gendre n'en a pas besoin. Trente mille livres de rentes et un château.
DUCOUDHAI.
Ça n'est pas possible.
MADAME DUMESML.
C'est ce qui vous trompe.
DUCOUDKAI.
Fortune mal acquise. Quelque nouveau parvenu... (ow air piqué.) Du reste, vous êtes bien les maîtres; vous ferez ce que vous voudrez, qu'est-ce que ça me fait à moi... Camille est votre fille.
M. DUMESML.
Eh bien ! vois un pou ce que c'est que l'amour-propre : toi , le meilleur des hommes; toi , notre ami intime , te voilà fâché que ma fille fasse un superbe mariage ; et pourquoi ? parce qu'il n'est pas de ton choix.
DUCOUDRAI.
Moi!
M. DUMESML.
Mais nous allons parler de cela dans notre cabinet. Je ne veux pas que devant Camille il soit question de rien. Toi surtout, ma femme, ne la préviens pas de l'arrivée de M. de Luceval; il ne veut pas être connu, et je lui en ai dotmé ma parole.
DUCOL'DRAI.
A morveille. 11 paraît que le jeune prince veut garder l'incognito, c'est chann.int; des manières de grand seigneur.
M. DUMESML.
Eli! non, c'est au contraire pour en agir plus simplement qu'il doit se trouver ici par hasard , et pour marchander quelques arpents de terre.
nUCOUDRAI.
Encore mieux , c'est un petit roman qui commence. 11 paraît que votre gendre futur est un jeune homme à sentiments.
M. DVMESNIL, l'emmena i\t.
Tiens, tu as beau faire, tu es piqué contre lui.
DUCOUlm.M.
Moi! si l'on peut dire!... (On cnleud la ritournelle de l'air suivant.) MADAME Pf.MESNlL.
Eh! partez donc, car voici ma fille.