SCÈNE PREMIÈRE
M. DUVERSIN, LE COLONEL.
M. DUVERSIN.
Non, colonel, non, ma caisse n'est jamais fermée pour vous; voici le montant de vos traites.
LE COLONEL
Ah ! Monsieur, c'est un véritable service que vous me rendez; s'il fallait avoir afliure à un autre que vous...
Eh ! mais! je ne le veux pas; comment donc? mais je liens à èU'C toujours voire bancjnier et votre confident; car vous savez que je suis votre conlidenl. (Lui donnant des billets.) Voyez,, c'est la somme, je crois, neuf mille francs.
LE COLONEL
Oui, oui, parfaitement. Vous savez bien que je n'ai pas l'habitude de compter.
Air du Piéijb.
Au diable ces gens froids et lourds Qu'on voit, pleins de terreurs secrètes,
Passer la moitié de leurs jours A compter dépenses, recettes.
Ah! pour mes revenus, je crois Que je suis un meilleur système j Car sans compter je les reçois.
Et je les dépense de même.
M. DUYERSÏN.
Sans doute; vous êtes toujours occupé d'affaires plus importantes. Et dites-moi, comment vont les amours?
LE COLONEL
Ah! que me dites- vous là?
M. DUVERSIN.
Est-ce que par hasard vous ne seriez pas éperdument amou reux?
LE COLONEL
Au contraire , vous devez me trouver triste, abattu, dé fait.
Allons , vous adorez encore une jolie femme, j'en suis sûr
LE COLONEL
Bah! qui est-ce qui n'aime pas une jolie femme? il s'agi bien d'autre chose!
M. DUVERSIN.
Vrai! qu'ost-ce donc**
LK COLONEL
Une jolie l'enmie! paibicu! j'en aimai toujours une, moi mais aujourd'hui...
M. DUVERSLN.
Aujourd'hui ?
J'en aime deux.
Deux !
LK COLONEL
M. DUVERSIN.
I^ COLONEL
Aul du vaudeville de la Somnambult^.
AU! vous allfi sermonner, je parie; .l'ainiQ deux tommes.
M. DUVERSIN.
Deux? vraiment !
Kicii que cel.i !