SCENE VI
CLAILE.
Et qui veut être seul aimée de lui.
' JULES
Oui; mais en revanche, nous ne l'aimerons guère, voyezous.
ÉLISA
Oh! ni moi non plus; et, d'après ce que vous dites-là, je la léteste déjà de confiance et sur parole.
CLAIRE
Vrai! eh bien! tenez, embras.sons-nous ; car j'en mourrais
l'envie. (Elles s'embrassent. )
MADEMOISELLE TURPIN
Bravo! J'ai vu tout de suite que nous serions d'accord contre 'ennemi commun, car c'est moi qui ai formé la coalition. Ils l'y pensaient seulement pas.
ELISA
Ah çà! il y a donc des motifs bien graves? des choses...
JULES
Des choses alfreuses.
Quoi ! vous croyez qu'elle est capable?...
MADEMOISELLE TURPIN
Elle est capable de tout. Tenez, ne voilà-t-il pas Mademoirelle à qui elle a enlevé un amant?
ELISA
I Un amant! et lequel? car ou dit que votre belle-mère avait [uelques adorateurs.
MADEMOISLLE TURPIN.
I Quelques adorateurs! vous êtes bonne; je suis sûre qu'il y imii'u.v que cela. Et puis, ne voilà-t-il pas Monsieur, le fils aine le la maison , qui , n'osant plus avouer ses étourderies à son >'>• • ;i plis le parti de s'engager sous le nom de Charles, dans 1 égiment de chasseuis, et qui part demain pour Strasnu a g.
CHARLES
Mademoiselle Turpin?
JULES
Et ne voilà-t-il pas que moi , qui espérais rester à la mai- ;on , libre avec un précepteur, elle va me faire retourner au îollége? Mais je ne lui pardonnerai de ma vie : aussi quand ,'oiis êtes arrivée, nous conspirions.