‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 66 sur 307 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

CHARLES, M. DUVERSIN. .

M. UtJVERSIN.

Comment! tu connais M. de Givry?

CHARLES

Oui, mou père, oui, beaucoup,,, (a part.) Que faire à présent ?

M. DUVERSIN.

C'est un galant homme, un homme d'honneur.

CHARI.I.S.

Oh! sans doute, (a pnrt.) Us sont tous comme cela, (uaui.)

74 LA HELLE'JtfÈRE.

Mais, dans votre intérêt, je vous engage à ne plus le recevoir

M. DUyERSl^i

Et pour quel motif?

CHARLES

Poiu- des motifs que je voulais vous taire; car j'espérais qu moi seul, et sans que vous en eussiez connaissance... Ma des obstacles que je ne pouvais prévoir... M. duversin.

Ah çà! d'où vient ce trouble? qu'y a-t-il donc?

CHARLES

Il y a... que M. de Givry a connu autrefois notre bolb mère.

M. DUVERSIN.

Oui, je le sais; après?

CHARLES

On dit qu'il l'a aimée.

M. DUVERSIN.

Je lésais; après?

CHARLES

Après, après! et s'il l'aimait encore, s'il osait le lui avoue si cette lettre contenait la preuve de sa tendresse?

M. DUVERSIN.

Il se pourrait!

CHARLES

Oui, mon père : voilà ce que je n'osais vous dire. Maintena vous pouvez voir par vous-même.

M. DUVERSIN, pieuaul la lettre et lisant l'adresse.

C'est bien cela. A madame Duversin. (il soimc.)

CHARLES

Il est des circonstances où l'on peut vérilier, où il est périr de s'assm-er... Enfin, mon père, puisque vous savez...

M. DUVERSIN, à uii domestique qui entre.

Tenez, portez celte lettre à ma femme, (lc domustique sort.)

CHARLES

Comment, mon père, vous l'envoyez?

Air : Vu page aimait la jeune Adèle.

Monsieur, je pense au fond de l'àme Qu'il est encor des vertus... j'y crois.

Du moins, jusqu'à présent, ma femme , De me tromprr n';i pas or.cor les droits,

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