‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 82 sur 307 · I.E COLONEL · texte numérisé non relu

I.E COLONEL

Je l'avouerai, de belle en belle, J'ai cherché, lontemps incertain, La plus tendre, la plus iidcle; Je cherchais encor ce matin ; Douce blonde, piquante brune.

Tour à tour voulaient m'engager ; Un moment, disais-je, encore une...

Ne nous pressons pas de juger.

MADEMOISELLE TL'BPIN.

Autrefois, pour mieux me connaîlre.

Ou restait longtemps près de moi!

A présent, me voit-on paraître, Soudain on s'éloigne... et pourquoi?

Je ne suis plus à mon aurore ; Mais faut-il vous décourager?

Le cœur peut-titre est jeune encore...

Ne vous pressez pas de juger.

JULES

Cet avoué célibataire Doit sa charge... cent mille écus; Daus son étude il l'ait litière De procès gagnés ou perdus :

Eu menus frais comme il nous gruge!

Ah! dit-il, pour les allonger, Soyons prudents, monsieur le juge.

Ne vous pressez pas de juger.

ÉLISA, au public.

-Messieurs, vous jugez bien sans doute; Mais il peut arriver, je crois, Que le tribunal qu'on redoute

88 LA BELLE-MÈHE.

Se trompe... une premii're t'ois; D'un arrêt trop prompt, ce soir même, Ah! n'allez pas nous atlliqor...

Attendez à la cinquantaine : Ne vous pressez pas de juger.

FIN DE LA BELLt-MEKK.

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