‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 124 sur 265 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LA PRINCESSE, aeok et rêvant, paie L'ABBÉ, lortast d« la porto àginoh*. LA PRINCESSE, i pjirt etrêvanU

Que Maurice coure la rejoindre, je l'en défie, et quant à briser mes chaînes, il doit voir à présent que cela n'est pas si facile... La seule chose qui m'inquiète, c'est ce bracelet, donné hier par mon mari et perdu dans ma fuite... à quel moment?... sans doute en montant dans ce carrosse de louage qu'il m'a fallu prendre! Après tout, personne ne sait que ce bracelet m'appartient... quelques diamants de moins, cela regarde M. de Bouillon. L'essentiel, l'important pour moi, c'est de connaître cette femme qui exerce sur lui un tel empire. Celle à qui il confie tout. Et quand je pense que j'ai tenu ce secret, mieux encore, cette rivale entre mes mains... et que tout m'est échappé, grâce à mon mari, dont le flambeau est venu tout embrouiller... La science n'en fait jamais d'autres... avec ses lumières... Aussi je lui en

veux, et vienne l'occasion !... (Apereevant rabbé et d'au air graeieaz.) Eh !

c'est vous, l'abbé. «

L ABBÉ, sortant de la porte à gaaehe.

Vous, Madame ! déjà superbe, éblouissante...

LA PRINCESSE

Tai voulu de bonne heure me tenir prête à recevoir tout mon monde... et en attendant, je rêvais.

l'abbé.

Non pas à moi... j'^eu suis sûr.

LA PRINCESSE

Peut-être!... à des projets de vengeance... projets dans lesquels je ne vous ai pas défendu de m'aider... au contraire.

l'abbé, Tireoient.

Eh bien! Madame!... vous me voyez furieux, je ne sais rien encore!

4M ApMBKNX LEOQUnmîITR.

LA PRINCESSE, Momat.

' En vérité!... vous me rassurez!.., je comptais si bien surVof; talents et votre habileté.., que je cominençs^is à m'effrayer de la i^écompense promise... mais^^ grâce m ciel!.», età tqus.,.

Ah! ne me parlez pas ainsi... car vous me désespérez! un ii|stant j^ai cru connaître la personoe, tput mQ prouvait que c'était laDuclos...

Là PRUfCESSB.

LaDuclos!

L^ÀBBÉ.

VetNi mari Ittinnèm^ paraissait «mit&néiïi.i tt Me Tâvail^it et démontré...

LAPROICESSE,

Haison de plus pour ne pad le ciboire!... Eh bicfi! moi, je sui9 plus heureuse ou plus habilç que vous, j'ai vu cette beauté mystérieuse!... par un hasard singulier, je me suis trouvée, il y a quelques jours... la semaine dernière, avec elle.,^ à la campagne... dans une allée sombre... tré^-sombre...

Eo vérité

U. t»RmCESSB.

Et sans pouvoir distinguer ses traits... je l^i ai eateddu pro* noncer quelques mots... une phrase que j'ai retentie... celle-ci : te Ne craignez rien, Votr$ secret m^a été confié for quelqu'un oui « me dit tout\ » C'est à coup sur fort insi^ifiapt ; mais le singulier, le voici : c'est que 1 accent, le son de la voii, me sont parfaiiement connus! plus je mêla rappelle et plus il me semble que maintes fois je l'ai entendue retentir à, çaon oreillel

Vous croyez?

U PRII^CESSE.^

An^en pouvoir douter!... En quels lieux?.,, c'est ce que je ne puis direl J'avais d'abord pensé à la duchesse de Ittirepoix, j^ai couru ce matin lui faire une visite d'amitié! Une voix aigre et pointue qui fait mal aux nerfs ! Je suis passée chez madame de Sancerre, madame de Beauveau, madame de Vaudemont, pour m'informer de leurs nouvelles , empressement dont elles ont été vivement touchées, sans compter que jamais je ne les avais écoutées avec autant d'attention! Quelles futilités! anel bavardage! quel ennui!... j'ai tout subi! courage héroïque dépensé en pure

perte! ce n'était pas cela ! et pourtant c'es^t la voiv de qaelqu un que je rencontre souvent... habituellemeQtMt dans ma société

intime.

Attendez ! aTez-yous yu la duchesse d'Aumont?

LA PRINC^S^^ memeot.

Non^ vraiment! et pourquoi?

Une inspiration!... une idée'

LA PRINCSSSa, TiTOTient

En effet!... Tîntérèt que^ malg^ elle, eUa IMraiaaait ptendre hier au comte de Saxe! tous ces détails intimes qu'elle savait sur son compte... et qu'elle était censée tenir de Fiorestan de Belle-

Son cousin^

Est-ce que vofis croyez am^ cousinaf

Du tout... on ne le^ prend généralement que aoifltiw dn matH

teau, contre l'orage.

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