‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 143 sur 265 · ACTE T, SCÊNK ÎI. S · texte numérisé non relu

ACTE T, SCÊNK ÎI. S

binet. Hier encore, hier, je Tai, à sa prière, nommé mon valet de chambi'è, et cela ne suffit pas... Voyons !... que te faut-il de plus? que demanden-tu en jfàit de placedV

BA^IÉÇA.

Que Votre Majesté m*en ôte une.

CHARLES-QUnrr.

Par Dieu, et pour la rareté du fait»,» j« te Taoco^el

BABIÉÇA.

Comme courrier de cabinet, Votre Majesté me fait voyager de Madrid dans les Pays-Bas^ de France en AUemag^ne) et de Naptes à Cadix... C'était bon quand j'étais garçon... mais main>tenant que je suis marié, sire, et le seigneur Guattinara, notre protecteur, vous le dira, marié à la plus jolie fiUe et à la plu? coquette de tous vos États.,.

CAARLSS-QUINT» mnIMmI.

Qui sont assez étendus, grâce au ciel !

Us ne le sont que trop ! et on assure que vous ne longec qu'à les augmenter encpre! Que devlendrais-je alors, car je ne puis cachera Votre Majesté... que je suis jaloux... jaloux».»

GHABLEe-OUINt»

Comme un noble Espagnol I

BABnlÇA*

Comme un mari qui est toujours en rotite, toUJouM absent, et qui chez lui, au retour, ne peut Observer que d'un œil ! Aussi, Votre Majesté, qui me croyait ambitieux, comprend bien qu'elle me rend un véritable service en m'ôtant cette maudite place, d'autant que, j'en suis sûr, elle m'en dédommagera d'une autre manière.

CHARLES-QUINT

- Nous y penserons... Prépare ma toilette. Je te suis.

ftABlÉÇA, la dirigeant vert le eabiii«t à gancba.

Oei, sire.

GUATTINARA, d*an air inqaiet et à demi-Tob*

Votre Majesté compte donc lui accorder...

CttAHLES-QUINt, de même.

Moi, le cieî m'en préserve! Un courrier de camnel jaloux.:; c'est un trésor!... il est toujours pressé de revenir... et je ne trouverai jamais mieux!

BABIÉÇAy prêt k «ntrcr dans U ebau.bre du roi, revient snr tas paf«

Ab! mon Dieu !... sire!... j'oubliais .. Ce n'est pas pour moi... cette fois... c'est de la part de la princesse Marguerite...

CHARLES-QUINT

Eb ! parle donc vite... c'est par là qu'il fallait commencer.

BABI^ÇA.

J'ai préféré commencer par moi. (Pr^Mnunt «m uttr».) Non pas que cette noble dame ne soit si gracieuse que dès qu'elle tous sourit, on se sent gagner le cœur... et elle sourit toujours!

CUATTINARA.

Quand je vous disais, sire, qu'elle les a tous ensorcelés, jusqu'aux yalets de chambre !

BAB1ÉÇA.

Je lui dois tant !... L'autre jour, encore, elle m'a dit, en jetant un coup d'oeil sur le capitaine des hallebardiers, mon ami intime : (( Quoi ! Babiéça ne voit pas qu'on fait la cour à sa femme?... »

GUATTTNARA, Tivvmaai.

Le capitaine des hallebardiers!...

BABIÉÇA.

C'était vrai.

CHARLES-QUlNT, qai Tient de parcourir 1» lettit»

ciel!

GUATTINARA.

Qu'est-ce donc, sire?

Elle me demande un sauf-conduit pour repartir, c*est-à-dire pour renverser toutes mes combinaisons!... (Se promenant avec agitelion.) Conçoit-on qu'elle veut quitter l'Espagne, si je ne lui laisse voir son frère, si je ne m'entends pas aujourd'hui pour sa rançon et sa liberté...

GUATTINARA, aree intention.

J'avais raison de dire... que la princesse Marguerite troublerait... non-seulement toute la cour... mais l'empereur luimême...

CHARLES-QUINT, avee haatenr.

Qu'elle parte!... qu'elle parte... j'y consens... Fais toi-même

ce sauf-conduit... mais qu'elle parte! Car les femmes, Guatti-

L nara, si ce n'étaient que fausseté, coquetterie ou trahison...

k liasse encore!... Mais cela occupe, oui, cela occupe... et c'est un

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