ACTE ï^ SCÈNE nr
Non... mais elle m'amuse! et puis elle me fait toujours de si jolis cadeaux! regardei, que ce missel eut benul... que ses or* Déments sont élégants!
GUATTllURA.
Défiez-vous d'elle !
ISABSLIB.
C'est singulier^ elle m'a dit la même cboae de tous.
GUATTIMAR44 à part.
Ah ! c'est bon à savoir I [k d«nwvoiB.) En fevenant de la chapelle avec Tempereur, Votre Altesse pourrait le remercier de ma nomination de ministre^ qui a produit le meilleur effet. Votre Altesse pourrait ajouter qu'elle a reçu des lettres du roi Emmanuel son oncle...
1SAB6UB, BilfMifBt.
Ce n'est pas vrai!
fiUATTINAlU*
C'est égal... et qu'il lui serait agréable... ainsi qu'à vousmême... que le roi d'Espagne m'accordât son ordre de la Toison-d'Or, complément de ipa dignité! (Vitemem et à toi» basse, Toyam uarguerite qui se lève.) Maïs la princcssc Marguerite nous regarde et nous écoute peut-être !
ISABELLE
Elle n'en a pas l'air !
GUATHRAHA.
Raison de plus... (iffecum d« ptriar i haute Yoît.) Oui ^ Madame^ Sa Majesté se flatte de voir Votre Alteese ee matin à la chapelle du palais, et demain, ce sont ses propres paroles, à la réception qui aura lieu dans vos petits appartements.
ISABELLE, avec terrear.
Ab! par sainte Isabelle, ma patronne, que vais-je devenir?
MABeUBRITE, s'approchant virement.
Qu'est-ce donc. Madame, qui cause le trouble où je vous vois?
ISABELLE
ConQment, vous n'entendez pas? Tempereur qui nous demande pour demain une soirée intime?... quel divertissement lui donner...
mÂrgui.rite.
Le fait est qu'en sa qualité de roi... il est plus difficile qu'un autre à amuser... mais en y mettant de Tamour-propre, il est impossible que nc^us n'en venions pas à notre honneur; nous lui
23S tSS CONTES DE LA USINE DE NAYA&BX.
ferons de la musique... et si tous le voulez même, je voua donnerai lecture d'un conte que je viens de terminer... et dont le titre piquera peut-être la curiosité de Sa Majesté et de nos jeunes seigneurs.
ISABELLE
Vous rappelez?...
MARGUERm
Ce qui ylaU auoo dames,
ISABELLE
Me voilà sauvée!... Ah ! que vous êtes bonne, (Éioardimaii.) quoi qu'on en dise...
MARGUERITE^ regardant Goftttiaart qai fut on geste ponr empêcher Isabelle de perler.
Quoi qu^on en dise!... voilà, seigneur Guattinara, une déclaration de guerre... qui doit venir de vous.
GUATTINARA.
Votre Altesse méjuge mal; elle n'a pas auprès de l'empereur, de serviteur plus dévoué à ses intérêts.
MARGUERITE^ d*an air railleor.
En vérité...
GUATTINARA.
Je puis vous le prouver !
MARGrERITE, de nAma.
Eh! mais, vous êtes assez habile pour cela!
Votre Altesse avait fait remettre ce matin par Babiéça une demande que Sa Majesté paraissait peu disposée à accorder... et c'est moi qui, par mes instances... ai déterminé l'empereur à consentir à votre départ.
MARGUERITE^ I pni.
Ociel!
GUATTINARA.
11 m'a chargé de vous annoncer que vous pouviez dès aujourd'hui quitter Madrid... aussi je vais faire préparer le sauFKM)nduit dont vous avez besoin, et j'aurai l'honneur de le remettre
moi-même à Votre Altesse! (n laloe MargMrita et aeit par la porte àfaaebe. tandis qu'Isabelle et ses femnee sortent par le fond.)