GUATTINARA, CHARLES-QUINT, ÉLÉONORE, ISABELLE
CHARLES-QUINT, la regardant sortir et m levant.
C'est à confondre!... Cet air joyeux et triomphant quand je la croyais accablée... quand la captivité de ce frère qu'elle adore est plus étroite que jamais!... songer à quoi!... à sa toilette... Cette femme-là est inexplicable...
éliÉONORE, qui voit que son frère ne Ini parle pai.
Votre Majesté m'a fait demander!...
CHARLES-QUlNT, avec impatienee.
Pour la dernière fois, Éléonore, voulez-vous obéir à votre frère, à votre roi, servir ses desseins et épouser le connétable de Bourbon?...
ÉLÉONORE, timidement.
Tavais dit à Votre Majesté que je préférais le couvent.
CHARLES-QUINT
Et maintenant que vous avez réfléchi?...
ÉLÉONORE
Ma vocation est la même.
CHARLES-QUINT
Soit!
ISABELLE, intereddant pour eOak
Ah!... sire!...
CHARLES-QUINT
Gualtinara, tu préviendras la duchesse d'Ossone, qu'elle aura à accompagner ma sœur au couvent de Saint-Udefonse... C'est Babiéça qui y conduira ces dames dès ce soir !
ISABELLE
Dès ce soir?
CHARLES-QUINT
n est inutile que cette future religieuse assiste à votre soirée...
et puis... il y a entre elle et Marguerite quelques intelligences... quelques intrigues de femmes... que je sens... que je ne puis deviner... et contre lesquelles je suis las de lutter. Nœuf gordien que je n'ai pas le temps de dénouer et que je trancherai, (a labene.) Madame, vous dires ce soir à la princesse Marguerite qu'elle ait à quitter Madrid dès demain.
ISABELLE^ kiet effroi.
ciel!... Elle croirait que c'est moi qui suis la cause de ce départ... et pourrait bien alo}*s pe pas me le pardonner!...
CHARLES-<iUïNT.
Le grand mal ! jSb bien^ toi, Gfuattinar^, ||i te p^^g^r^is 4§ lui intimer ce conseil... ou plutôt cet ordre.
GUATTINARA, tremblant.
Que Votre Majesté m'en dispense! Rien ne pourrtiit l-empècher de croire que c'est moi qui l'ai desservie auprès de vous... et dans son ressentimorit..
CHARLBS-QUINT.
Ah çà... tout le monde, à ma cour, tremble donc devant plie et n'ose affronter son courroux?... Elle est donc plus reine à Madrid, que je ne suis roi?... Je l'ai dit : (a Isabelle à yoa hante.) Ma sœur à Saint-Ildefonse... (a demi-Toix, à Gnattinara.) Le roi de finance à Valladolid... et quant à Marguerite... c'eîst moi qui me chî^rge de son départ, et nous verrons dès demain qui gouverne ma cour, d'elle ou de moi! Viens, Guattinara... (lUQçt w i* paeh« ^im
GuaUinara.) ' P . •