‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 208 sur 265 · ACTE y, SCÈNE i · texte numérisé non relu

ACTE y, SCÈNE i

ÉLSPNORfi.

Ah ! VOUS voilà, princesse ! . . .

lSiUIEI4'8*

Arrivez floncvite...

ÏLÉOIfORG.

De nouveaux complots se trament contre voust

ISABELLE

Oq veut que demain vous quittiez Madrid.

ÉLÉOI^ORE.

Nous vous en prévenons...

MARGUERITE, leur prenant la main.

Bien... bien... meè amies 1... mais j'ai mon plan, et Je répùtidd de tout, si vous voul«z me venir en aide.

ISABBLLB»

Nous le voûtons.

ÉLÉONORE

Mais moi, je pare !

MARGUERITE, éÉfràyéè»

Vous partez?...

Dès ce soir.

ISABELLE

Pour le couvent... Est-ce ennuyeux!...

MARGUERITE

Et qui l'y oblige?...

L'empereur, qui le veut...

MAR6DERITB.

Et si nous ne le voulons pas?...

ISABELI.E ET éLÉOHQBB.

Comment cela?

IfARPPEpiTP.

• Trois femmes qui ont mis une chose là... (Montrant m» (coiit.) peuvent toul braver, tout déQer; rien |i§ leiii; résiste... quand elles s'entepdentl... Par ^xaJheur... elles ne s'ent^q^pnt presque jamais!...

ISABELLE

Ici cependant... mèmp en étant d^fH^ofd, je ne vois pas de moyen...

MARGUERITE

C'est ce qui vous trompe... Ce serait plus facile encore à vaincre (a demi-Toîx.) que les dangers de ce matin

ISABELLE^ de même.

Notre secret à nous deux.

Si je pouvais seulement dire quelques mots à Ëléonore, sans crainte d'être interrompue ou surprise... par Fempereur...

ISABELLE

N'est-ce que cela?.,. Parlez vite... je yeille sur yousl

MARGUERITE

Bien! très-bien I

ISABELLE

Après le service que vous m'avez rendu ce matin...

MARGUERITE^ gaiement et montrtnt Icabelle.

Ah!... Un bienfait n'est jamais perdu ! (iMbeiie s'ert npproeiiéideit

porte de gauche, regarde et écoute si personne ne vient. Pendant ce tanp<-U, tfargeelite est sur le devant da théâtre à droite, près d'Éléonore.)

MARGUERITE^ à voix basse, à Éléonore.

Éléonore... protectrice invisible!... ange gardien qui avez sauvé mon frère...

ÉLÉONORE^ ponstant un cri et se cachant k téta dans ses oiainf. ^

Ah !... je suis perdue !...

ISABELLE^ vivement et de la porte.

Qu'est-ce donc?...

MARGUERITE; à Isabell*.

Rien... ça commence... (S'adreesant vivement k Éléonore.) NC trembkz

pas !... ne rougissez pas devant moi, sa sœur, comme vous malheureuse, et dévouée comme vous!... devant moi, qui ne rêve que votre bonheur à tous deux.

ÉLÉONORE, Tivement.

Que dites-vous?

ISABELLE, près de la porta.

Qu'y a-t-il?

MARGUERITE, à Isabelle.

Cela va déjà mieux! (a Éléonore.) Oui, si pour me venger de vos dissimulations et de vos mystères, cet amour qui naquit dans l'ombre pouvait, grâce à moi, apparaître au grand jour; si vous aviez le droit de l'avouer et d'en être fière!....

ÉLÉONORE

Moi ?... Ab ! tout mon sang pour un sort pareil I...

ISABELLE, de même.

Eh bien?... eh bien?...

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