LA C01ITE8SB
MONTRICIARD.
LA COMTESSB.
OÙ TOUS allez le surprendre...
MOMTRICHARD.
Voilà le difficile I... «t il m% faudrait TOtie ûde pour ùût^ lfo«> dame..«
LA OOIITSMB*
Mon aide !m*
MONTRICHARD
Oui ! Imaginez-Yous que ce chàtsau appartient à une femme du plus haut rang, du plus pur royalisme.^» u&« fraume d'tê^it^ de cœur, et de plus^ ma bienfaitrice...
LA CÛVnSSI) {f«liil|bêiiMat.
Gomme moi P...
«mmucBARo^
Précisément... Vous concevez mon embarraSiii poUf lui dire d'abord, que je la soupçonné) pufH, 4)ue je viens faire chez elle une invasion domiciliaire... et, ma foi. Madame^ ]<s ^us TatoUerdi... j'ai compté sur vous pour la prévenir.
LA COMTESSE, «eltUnt élt Ate.
Ahl la bonne folie!... Ainsi voui cro>f«t qttè «loi!... j« r^
cèle un conspirateur...
lltOt<tRtCBARl>»
Ilclas!... je ne le crois pas; j'en suis sûr 1
LA COMTESSE
Et c^est pour cela que vous avez amené tout cet attirail de dragons? que vous avez déployé ce luxe de gendarmerie?
HONTRICHARD.
Mon Dieu, oui! et je ne m'éloignerai qu'après avoir arrêté l'ennemi du roi... H faut bien que je tous prouve ma reconnaissance, comtesse...
LA COMTESSE^ eliuigcant d« ton.
Eh bien... moi, monsieur le baron, je tous prouverai comment une fenune offensée se venge !
MOMTBICHARD.
Vous Tenger...
LA COMTESSE
D'un procédé inqualifiable... d'une sanglante injure pour une fervente royaliste comme moi... (Allant «n cutpé.) Veuillez tous asseoir, baron... asseyez-Tous... et écoutez-moi !...
HENRI, le rapprochant pour éeoatart ot à put.
Qu'est-ce qu'elle Ta lui dire?
LA COMTESSE, i Henri.
Qu'est-ce que tous faites là?... tous écoutez, je crois... achcTez donc Totre senrice! (a Montriehard.) Vous rappelez-Tous, monsieur le baron, qu'il y a, bélas!... dix-huit ans, un jeune magistrat plein de talent et de zèle, fut euToyé au château de Kermadio^ pour y arrêter trois chefs Tcndéens?...
MONTRICHARD
Si je me le rappelle. Madame? ce magistrat, c'était moi!
LA COMTESSE, avec mo^nerie.
Vous !... TOUS étiez alors procureur de la république^ ce me semble...
MONTRICHARD
Vous croyez ?••• J'en suis sûre.
C'est possible.
LA COMTESSE
MONTRICHARD
LA COMTESSE
Or donc, puisque c'était tous, monsieur le baron, tous soo- Tenez-Tous qu'une petite fille de treize ou quatorze ans?...
MONTRICHARD
Fit éTader les trois chefs vendéens à ma barbe, et avec une
ÀGTB n^ SCBNE TIII. 3M
LA G01ITBS88.
Épargnez ma modestie, monsieur le baron; cette petite fille^ c^était moi !
MONTRICHABD.
Vous?... Madamet...
LAGOMTESSB.
Douze ans après, en Normandie... où Tousétiez^ je crois, fonctionnaire sousTempire...
MONTRICHARD, mm MAtint.
Madame !•••
LA COMTESSB.
Eh! mon Dieui qui n'a pas été fonctionnaire sous Fempire ••• Vous rappelez-YOUS ces compagnons du général Moreau qui allèrent rejoindre une frégate anglaise?...
MONTRICHARD
Sous prétexte d'un déjeuner, d'une promenade en rade!...
LA COMTESSE
Où je TOUS ayais invité... Ne vous fâchez pas... tous Toyez, comme je vous le disais, que nous avons déjà combattu Tun contre Tautre sur terre et sur mer... Aujourd'hui, nous voici de nouveau en présence, vous, cherchant toujours, moi, cachant encore, du moins à ce que vous croyez... Rien de changé à la situation, sinon que vous êtes aujourd^ui préfet de la royauté. Mais ce n'est là qu'un détail. Eh bien ! baron, suivez mon raisonnement... ou M. de Flavigneul est ici, ou il n'y est pasl
MONTRICHARD
n y est. Madame !
LA COMTESSE
A moins qu'il n'y soit pas.
MONTRICHABD*
11 y est.
Décidément?... Eh bien! vous savez comme je cache, cherchez?... (EU«MlèTê.)
MONTRICHARD. U m lèft.
Vous verrez comme je cherche... cachez!... Ah! madame la comtesse, vous me prenez pour le novice de 98, ou pour l'écoliei de 1804. Mais j'étais jeune alors, je ne le suis plus!
LA COMTESSE
Hélas!... je le suis moins !
MONTRICHARD
L'ardent et crédule jeune homme est devenu homme!
aaS UTAIUA Dis DÀVKI.
SI to mm SX^et ^ 4evi)r>tt« femme l Ab) »9î«n«iir k toron, TOUS venez m'attaquer... chez moi ! dans mon château 1 Pauvro préfet! quelle vie vous allei mcafO'i jir ris d^avance de toutes les fausses alertes que je vais vous donner. Vous aoras «n plein sommeil!... debout! le proscrit mot d^ètre aperçu dans une man- 8«4e. \ottft ^^sw aaûa devant un» binuia iabto, ear vous éles fort gourmet, je me le rappelle... à cheval) M. à» Flavigneul est dans la forêt!... ÀUan», parcQuiea le château, fouillez, interrogez... et surtout de la défiance! défiez-vous de mes larmes! défiez-vous de mon sourire!... quan^ je parais joyeuse, pense? que |e ai»)s inqo^ète... à moins que je ne prévoie celte prévoyance^ et qim je ne veuille la déeoneerter paF nn double calcul... abl ah! ah!
Par le «el^ celle ftome est ravissantel
LA COimSSB, à Benri.
SeiTret ëes rafratcbtssements à 'moo»ieuf )e baron... Prenez prenei... des forées, baren... vous en aurez besoin... ^voyant <i««Mt4 rtt eseow •! nVpporte rym.) Eh bien! quc fkltes-vous là avec vos bras pondants si votre mine bêtement réjouie... Senez donc?... Adieu! ba^ron... eu plutôt au revoir!... (a Honiriehani «i s'en tiiam.) car si vous devez rester iei juscin'à eapture faite... vous voilà chei mei en sepiestre... (Lui fenaat h nSférmee.) ce dont je me félicite i& tout mon e<9ur... Adiett! baron, aëieu ! {Wt ton p*r b
porte da fond.)
HENRI, MONTRICHAR».
MOMTRtCHARD, m promenant pen<Iant qn'Henri le «ait en tenant on plate^fi de fa^î.
chissentents.
Démon de femme ! voilà le doute qu! con^nience à me prendre... on m'a ti^mpé peut-être... M. de Flavigneul n*est pas ici.
HEMR1, le suivant.
Monsieur le baron désire-t-il t.,.
HONTKICBARD, se promenant tonjoure.
Tout à rheure !... S^l y était... la comtesse auraft-^e.Qç ton insultant et railleur^
HENRI, la} ofttnt toojom à boire.
Monsieur le baron...
MoifniiCK\Rn.
Tout à liMttie^ vous di8-je»....(A hi-ème.) Mais sll n'y est
ÀifPÊ 11^ sciiNB îx. 383
pas... mon expédition va meeoavrir de ridicule... sans compter que le crédit deJa cemiesee e«t eonaidérable et qu'elle peut me perdre... Si je repartais?... oui^ mais s'il e«l ici} si une heure après mon départ la comtesse fait passer la frontière à M. de Flavigneul^ me Toilà perdu de réputation... Ah! j'en ai la tète tout en feu!
Si monsieur le baron voulait des rairaicnissements?
MONTmCHARD.
Va-t*en au diable! • -
HENRI
Oui^ monsieur le baron.
MONXRICHARD,
Attends... Quelle idée!... oui! u Hoiri.) Venez ici et regardezmoi? (U boit. Mail tprèt l'avoir «xamivtf^ VOUS UQ mC SCmUeZ paS aU^
niais que tous voulez le paraître...
HENRI
Monsieur le baron est bien bon!
MOî^IRICHARD.
L'air vif, l'air fin...
HENRI^ iptl
OÙ veut-il en venir?
MONTRICHARD^ «^^^ m tl«B«9t <l« silenea.
yotr^ mttr«sM v^u» i^ hH« imltr^itié tout ^ rteai^* m
Oui^ monsieur le baron.
■iircfi faille tons soumet aenv^t à QQiéfiQA^lè?
Tous les jours^ monsieur k baraa*
MONIllCHARlI.
Et combien vous donne-t-elle de surcroît de gages j^fim ^ supplément de mauvaise humeort muai.
Rien du tout^ monsieur le baron,
MOmBICHARD.
Ainsi mal mené et poal payé? ((;ivui|«ii» do toa.) Mon garçon, veux-tu gagner vingt-cinq louis?
HENRI
Moi, monsieur le baron, comment?
MO^ITIHCHARD.
Le voici!... (HTrtMfwtMit.) M. Henri de Flavigneul doit être caché dans ce château.
Ah!
MONTRICHABD.
Si tu peux me le découyrir et me le montrer... je te donne Tingt-cinq iouis.
BEIfRIy riant.
Rien que pour tous le montrer? monsieur le haron...
moutricharo.
Pourquoi ris-tu?
(Test que c*est de l'argent gagné 1
MONTRICIIARD.'
Est-ce que tu sais quelque chose?
Un peu, pas encore beaucoup^ mais c'est égal!... ou je me trompe fort, ou je vous le montrerai...
MONTRICHARD
Brato !... tiens, Toilà un louîs d'avancel
HENRI
Merci, monsieur le baron.
MONTRICHARD
Et maintenant va-t'en, de peur qu'on ne nous soupçonne de connivence... la comtesse est si fine!...
HENRI
Oui, monsieur le baron... (Retmuit.) Monsieur le baron... si je tâchais de me faire attacher par madame à Totre senrice, nous pourrions plus facilement nous parler...
MONTRICHARD
Très-bienl... je vois que je ne me suis pas trompé en te choisissant.
HENRI
Merci, monsieur le baron, (ii mh.)