SCÈNE XI
' MONTRIGHARD, LÉONIE.
LÉOniEy l'apereanat.
Pardonnez-moi, monsieur le baron... je croyais ma tante dans ce salon, je venais...
VONTRIGHARD.
Elle sort à l'instant. Mademoiselle, mais je serais bien malbem-eux si son absence me faisait traiter par vous en ennemi I
LÉONIE
Moi, vous traiter en ennemi I comment. Monsieur?...
HONTRICHARD.
En vous éloignant... Mon Dieu! je conçois votre défiance..*
LÉONIE
Ma défiance?
MONTRICBARD.
Sans doute, vous croyez que je viens ici pour vous ravir quelqu'un qui vous est cher !
3M BITAILLB BB DAMBS.
UtoNIB, 1 pari.
n TMt me sonder^ ma» je vais être ûm... ismu) Je ne sais pas ee que tous toulex dire^ Monsieiir.
IKHIfRIGMAim.
Ge que je Tem dire est bien simple, MademoisèDe. fi y a ime heure, quand tous m'awt tu arrimer id... suifl dlionmes armés... ik>us avet dû me pnndie po«r toire adversaire. Je IMtais en effet, puisque je creyais M. de FiavigneQk dane ee ehâteau, et que je venais pmir r«n*ôler..» mais isafnteoant iool est ehanféf
tteMB.
Comment?
ii<MvniteKAan<
Je sais... J[*ai ta certitude que M. de Plavigiieul n^est pas lei.
tÉOUVIB.
Ah!
Bt je pars!
Tent de suHef
MOTITinCItARn^ sonritnt.
Teut de suite!... teut de suite!... Saves^veus^ Mademoiselle, que votre empressement pourrait me donner des soupçons. «•
LÉONIE^ ^mnmm/ki h troubler.
Gomment, Monsieur?
KOirrRiCHAaD.
Certainement! à vous voir si henrsvse de mon départ... je IMNirrais erelie que |e me suie treoqid... et que M. de Ptavi-
gneul est encore ici...
LEiMMV, wne ■giltfniii*
Moi, heufiose de veire dépari! au eentreirei ajoi is te w le hareng et eertainemeiil si nous pouvions voue Ktesir longtelo^e^
très-longtemps...
I^OSTzHTCSAnvy fovnnt.
Permettez^ Mademoiselle, voilik que vous tombez dans Texcès con4r»ftFe ! Tbul à liMyre, veue ne renvoyiet «s peu trop iFÎte, maintenant vous voulez me ^rder un peu trop longtemps... ce qui^ pour un homme soupçonneux, pourrait b)ie» indiquer la même chose...
LÉOniB, née liMb^s.
Je ne comprends pas... monsieur le baron.
AffTt n. sGÂtm XI. 387
IIONTiilCllàRDy I
Calmez-Toits, Mademoiselle^ calnuez-vous ! ce sont là de pores suppositions... car je suis oeHainque M. de Flavigneul n'est pas ou D'est plus dans ce château.
LâOMlIt.
Et vous a?ez bfen raison (
MontaicaAao.
Aussi, par pure formalité, et pour aoqttH dt oonieience..,
(Souriant.) jc nc Ycux pos AvoÎT dérangé tout un escadron pour rien... (L'ob«ervaat.) jo Yai's faire fouiller les toii «nYih>aiiaQt8 par les dragons.
LÉ0lttl^ «M»t«flltMM.
Faites, monsieur le baron.
MONTRlGSàaS^ k part.
Il n'est pas dans les bois... (ALéonie.) Visiter les combles^ les placards, les cheminées du château.**
LÉOniEj ûê aéiM.
C'est Totre devoir, monsieur le baron.
MONTRICHARD, k part.
Il n'est pas caché dans le château!... (A Uonia.) Enfin, interroger, examiner, car ily a aussi les déguisements... (LéMM&it ■n moutemeot. A part.) Elle tressalllc !... (Hani.) luterrogcr donc, toujours par pur scrupule de conscience... les garçons de ferme... (A part.) Elle est calme! (a i^ome, et i'ol>ierTaiit.) Lcs hommes de peine, les domestiques... (a part.) Elle a tremblé. (Baut.) Et enfin... ces formalités remplies, je parlîfaî avec regret, puisque je vous quitte, mesdames, mais heureux cependant de ne pas être forcé d'accomplir ici mon pénible devoir...
LÉONIE, avM agitation.
Gomment, monsieur le baron, quel devoir?
Mais, vous ne l'ignorez ps, M. de Flavigneul est militaire, et je devrais l'envoyer devant un conseil de guerre.
LÉOMlE, éperdue.
Un conseil de guerre !... mais c'est la mort!...
MONtniCBARD.
La mort... non; mais une peine rigoureuse!
LÉONIË.
Cest la mort, vous dis-je!... vous n'osez me i*avouer! maïs j'en suis certaine!... La mort pour lui! oh! Monsieur, Monsieur, je tombe à vos genoux ! grâce!... il a vingl-K^inq ans! il a une
mère qui mourra s'il meurt ! il a des amis qui ne vivent que de sa vie ! grâce !... il n'est pas coupable, il n*a pas conspiré... il me l'a dit lui-même... ne le condamnez pas^ Monsieur^ ne le condamnez pas!...
MOirTRICHÀRD, k Lëonia.
Pauvre enfant! (a part.) Après tout, c'est mon devoir. (Hul) Prenez garde. Mademoiselle. . vous me parlez comme sMl était en mon pouvoir!... Il est donc ici?...
LÉONIE, aa eomU« â» l'tngoiiM.
Ici!... je n'ai pas dit...
MONTRICBARD.
Non, mais quand j'ai parlé d'interroger les domestiques da château, vous avez pâli...
LÉONIS.
Moi !... '
MONTRIGBARD.
Vous VOUS êtes écriée : 11 me l'a dit lui-même f •••
LÉOME.
Moi!...
MONTRICHABD.
A rinstant; vous me disiez : Ne l'arrêtez pas!...
LÉOMIE.
Moi !... (Apercevant Henri ^i entit, elle poniM m en terrible et reste éperdo», la tète dam «e« denx matm.)
HENRI, i ce en et apercevant Montrichard, va à lai et vivement à voix KaiM.
Je suis sur la trace !
MOHTRICHARDj bu.
£t moi aussi.
HBIIRI.
Il est dans le château.
ii<Hrna€HAAD.
Je viens de l'apprendre.
HENRI
Sous un déguisement.
MONTRICHABD, bas.
Bravo ! (Voyant qae Uonie a relevé la tète et le regarde.) SilenCC!... (S'a».
piochant de Lëonîe ) Je VOUS vois si émuo, si troublée. Mademoiselle, que Je craindrais que m.! présence ne devînt importune... Je me retire... (a Henri, en «'éloignant.) VoiUe toujours, et qu'il ne sorte pas