SCÈNE PREMIÈRE
LA GOUTESSE^ LËONIE^ entrant ehaeiina d'vn e6té oppMé. U COHTESSE^ k Léonk.
£h bien ! quelles nouvelles?
LÉONIE
rai exécuté toutes vos instructions sans trop les comprendre.
Là COMTESSE.
Cela n'est pas nécessaire... La livrée de George, mon valet de pied...
LÉONIE
Je Tai fait porter, comme vous me Taviez dit, (Montrant l'apparte- ■•ntà ganeba.) là, daus cct appartement; mais M. de Montricbard...
LA COMTESSE
u a appelé tour à tour devant lui tous les domestiques de la maison, les renvoyant après les avoir interrogés.
LÉONIE
Et M. Henri?
LA COMTESSE
11 Fa toujours gardé auprès de lui.
LÉONIE, aflrayéa.
Cest mauvais signe.
LA COMTESSE
Peutrèlre!
UtoNIE. '
Signe de soupçon...
LA COMTESSE
Ou de confiance ! car Tony, notre petit groom, qui écoute toujours, a entendu, en plaçant sur la table des plumes et de Fencre qu'on lui avait demandées...
LÉONIE
Il a entendu.,.
ACTB ni, SCÈNE I. 303
LA COMTKSSE.
Henri disant à voix basse au préfet : a Ne vous découragez « pas; je vous assure qu'il est içi^ et qu'on veut le faire évader « sous le costume d'un des gens de la maison. »
LÉOMIE.
Quelie audace!... Gela me fait trembler...
LÀ COMTESSE
Et moi, cela me rassure!... On peut mettre cette idée à profit; mais il faut se hâter... Henri est si imprudent !... il finira par se trahir!...
LÉOIIIB.
Et vous voulez le faire évader?
LÀ COMTBSSB.
Le faire évader?... Enfant!... où sont les troupes ennemies?
LÉONIE
Une douzaine de gendarmes dans la cour du château.
Bien.
LÉOMIE.
Une trentaine de dragons en dehors, autour des fossés et jevant la grande porte.
LÀ COMTESSE
Très-bien.
' LÉONIE
Par exemple^ ils ont oublié de garder la porte des écuries et remises qui donnent sur la campagne.
LÀ COMTESSE, souriant.
Tu crois!... Je reconnais bien là M. de Montricbard...
LÉONIE
Vous en doutez... ma tante? (U condaîunt te» U porU à ganeh* qni es'
nstét outarte.) Par la CToiséc de cette chambre qui donne sur la grande route, regardez... pas un seul soldat!
LÀ COMTESSE
Non ! mais à vingt pas plus loin, ne Yois-tu pas le bouquet de bois?... 11 doit y avoir là une embuscade.
LÉONIE
Comment supposer... (Poussa.t un cri.) Ah ! mon Dieu! j'ai vu audessus d'un buisson le chapeau galonné d'un gendarme...
LÀ COMTESSE
Quand je te le disais...
30i BATAILLE DE MIIBS.
LÉONIE
Ah! je comprends!... on voulait l'engagera ftjîr de eecôté...
LA COMTESSE
Pour mieux le saisir... précisément... Bferd, monsieur le baroji; le moyen est bon, et il pourra nous servir I
LÉONtB.
Comment?
LA COBITESSfi*
Fie-toi à mol... Tentends M. de Grignon... ta dii« à Jean, te palefrenier, de mettre les chevaux à la calèche .« LtiMli.
Mais, ma tante...
LA GOVrSSSB.
Va, ma ôilei val (Uosît Mrtp«f i« p»i«i4U^ieiM.) 6€£Ne Ih
LA COMTESSE, DE GRIGNON, entrant mysiérieasement sarU pointo deipMds. DE aRIGHON.
Me voici. Madame, fidèle au reodea-vous que vous m'avez
donné!... (ll ta prendre une chaise.)
LA COMTESSE) «fto ft^abilitë.
Je VOUS attendais...
DE GR1GN0M> «we joie.
Vous m'attendiez!...
Et tout en vous attendant, je rêvais...
DE GRIGNON
A qui? .
LA COMTESSE