‹ Théatre de Eugène Scribe (volume 3)Chapitre 260 sur 265 · SCÈNE XL LA COMTESSE, DE 6RI6N0N · texte numérisé non relu

SCÈNE XL LA COMTESSE, DE 6RI6N0N

LA COMTESSE^ à part, ragudtat de Grignon avM mKrêl.

Pauvre garçon !... cela m'a effrayée, comme si réellement...

DE GRIGNON

Jamais ses yeux ne se sont portés sur moi avec autant d'amitié, et si ce n'étaient ces drag ns qui sont là au fond... (u eon-

U>3Sâ •'•pproehe de de Grignon, et rentrelivu »'ii<gege à voix bute.) LA COMTESSE.

Ab ! merci, mon ami, merci !

DE GRIGNON

Vous êtes donc contente de moi?

LA COMTESSE

Oui, et je ne vous demande plus que quelques instants de courage et de fermeté.

DE GRIGNON

De la fermeté?... j'en ai, vous êtes là!... mais, ma foi, vous avez bien fait d'arriver.

LA COMTESSE

Vous VOUS impatientiez un peu?

DE GRIGNON

M'impatienter !... je mourais de... (Afee eiMadon.) Écoutez, il faut que mon cœur s'ouvre devant vous... le mensonge me pèse... je ne suis pas ce que j'ai voulu paraître à vos yeux.

LA COMTESSE

Comment?

DE GRIGNON

Je ne suis pas un béros... au contraire; quand je dis au contraire... ce n'est pas tout à fait juste, car il y a une moitié de moi, une moitié courageuse qui... je vous expliquerai cela plus tard... tant y a-t-il que quand M. de Montricbard m'a parlé d'être fusillé sans bruit... dans une beure... la peur m'a pris...

LA COMTESSE

On aurait peur à moins.

DE GRIGNON

Et j'ouvrais la boucbe pour m'écrier : Je ne suis pas M. de Flavigneul. Mais vous êtes entrée et soudain, à votre vue, j'ai eu bonté de mes terreurs, j'ai senti que je pouvais faire de grandes cboses, pourvu que vous fussiez là! Ainsi, rassurez- TOUS, je ne trahirai pas M de Flavigneul; tout ce que je vo^^

demande^ c^est de ne pas m'abandonncr... soyez là quand le préfet reviendra... soyez là quand $iQ me signifiera ma sentence, soyez là quand... Je suis capable de tout... même de recevoir pour un autre dix balles au travers du eerps^ pourvu qu^en les recevant je \qu§ entende dije,^, je çuU là!

U C01fT«S8«» tv pif qwt U nain.

Brave garçon^ car vousêt^tb^Ave^je yous connais mieux que vous*aiême; c'est votre imaginatioA qui s'eifraie... ce n'est pas votre cœur,

DE GRIGNON

Bien^ bien^ parlez-moi ainsi!...

LA COMTESSE

11 ne vous manque qu'on bon danger qui vous saisisse à rimproviste.

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