ACTE n^ SCÈNE YIII
ANTONIA^ flvee éfflolion.
Eh bien! ne devez-vous pas demain^du moins vous me Tarez dit., recevoir chez notre notaire le prix de la terre de Jumièges qui, a été vendue plus d'un million^ et qui nous appartient en commun ?
JIUXENCE^ gfM «oibà^;
Oui^ sans doute... mais grâee aux emprunts et aux hypothèques, ma part est entièrement absorbée)
ANTOMIA.
La mienne ne Test pas!... prenes-ia^ mon frère, et le reste de mes biens! s'il le faut!... payez M. de Marignan, pHyez tous vos créanciers, et vivez? (Av««for««;) Vivez... ne fut-ce que pour faire oublier votre vie passée!
MAXENCBi
C'est impossible ! c'est absurde!... tu ne peui^ tu ne dois disposer de rien.
ANTOMIA.
Si je le yeux cependant!
MAXEMCE.
Les lois s*y opposent! et moi avant tout^ moi ton tuteur!. .. Passe pour ruiner ses créanciers, mais sa sœur!... Décidément mon moyen vaut mieux et j*y reviens.
N'est-il donc point d'autres ressources?
JAXENCE.
Aucune.
Des amis ?
MAXENCE
Des amis!... m'en préservô le ciel! c'est un ami qui me tient en son pouvoir! c'est un ami qui^ dès demain, dès aujourd'hui, s'il le veut, peut^ dans sa vengeance disposer de ma liberté!
M. de Marignati... ô ciel!
MAXENCB, riani aT6« ironie.
• Oui! oui Ides huissiers, des recors! à moi! un vicomte, un gentilhomme ! Souffrir que dans le beau monde on me raille, et que plus encore... on me plaigne!... Non, non, je ne leur donnerai pas ce plaisir, j'y suis parbleu! bien résolu.
ANTONU^ «?•« ^
Grand Dieu!
Bf LE PDVF.
SGËNB IX.
GORINNE^ M»rtaiita<l'ap|MrtMDentldraita; ANTONIA, MAXENGE. MAXElfCE, ^emenU
Eh! la charmante Ck)rmnel... (Htut« i Anumia.) Tu es donc la maîtresse de refuser ou d'accepter la main de M. de Marignan...
CORINNE
Gomment! sa main?
MAXENCE^ de mênM.
Gela te regarde! et quelle que soit ta décision^ je me charge de la lui annoncer.
ANT01fIA> efrayée.
Mon frère!...
MAXENCE
Et pour le reste^ que cela ne t'inquiète pas! car vrai!... cela
n'en vaut pas la peine! (ll sort par la porte à ganehe.) ANTONIA, hors d'elle-méoie.
Et c'est moi qui serais cause !
CORINNE^ loi prenant la main
De quoi donc?
ANTOlflA^ dégageant la main.
Laisse-moi!
CORINNE
Que veux-tu faire?
Accepter ! (Blle s'éUnee dans rappartement l ganehe, inr lei pat de ion frAre, e) diiparait.) -
SGËNE X.
CORINNE^ seule, poussant nn eri.
Accepter! M. de Marignan qui veut l'épouser... Je n'en puis
revenir encore ! (Montrant Antonia qui Tient de disparaître.) Et elle aUSSl quî
veut devenir comtesse! c'est indigne... car enfin elle ne l'aime pas, elle en aime un autre, elle en est convenue tantôt avec moi!... et sacrifier à l'ambition l'amour et l'amitié... Ce ne sera pas... Je suis là, je m'y opposerai... Je la donnerai, malgré
elle, à celui qu'elle aime ! (AlUnt a la Ubie à droite, et posant la main sur
^s Mémoires.) «Chapitre xvm. Comment Corinne finit par unir
^^U^ibert et Antonia. (Prenant iecaUer à la ntaïn et «'avançant au bord du