ACTE m^ SCÈNE III
Non, Monsieur, j*y ai consenti de moi-même, j'ai accepté ppur mari M. de Marignan...
DESGAITDETS.
On prétend cependant que ce n'est peutrfitre pas lui que vous auriez choisi...
C'est possible i
DRSGAUDETS.
On ajoute même qup Yous-Taimez très-pei}
ANTONIA^ bwss^t lei yeqs pec eiôbanw*
Monsieur...
CORINNE.^ gai t*.f$l •T»l»e<^•
Oui, oui... elle me Ta dit! '
ANTONIA, d'un air lappliuL
Corinne!...
COfiINHE.
Cp^t bien... c'est comme moi !
N'importe; il a reçu ma promt^sse, je la tiendrai.
PESGAUPETS.
Permettez^ mon enfant! dès que ce n'est pas pour lui, ni pour yptre agrément que vous l'épouse^, je dois en conclure que c'est d^ns rintérêt d'un autre... c'est évident!
^MTOSUA, avea anWfai.
Hpnsieur...
PpiSGAfJpETS.
fe 6ui9 comme yous! je ne dis pas tout c& que je sais, et volontiers j'aime mieux me taire que parler^ mais j'pb^rve ^t devine souvent! votre frère, par exemple!...
AMTONIA, ^ÎTemenU
Qu'osez-vous dire?
DES6AUDETS.
Cette opulence factice qui abuse tous les yeux n'a pu tromper les miens!... Ses biens soat engagés... ne craignez rien,' je parle devant des amis ! Il doit beaucoup, entre autres à M. de Marignan... peut-être luidoi4Hl même plus encore que je ne crois... Vous tressaillez !
Moi!... Monsieur!...
60 LE PCFF.
DESGAUDETS^ qui lui « prû U m«o.
JeTaivu!
ANTONIA9 avec émotion.
Eh bien... quand il serait yrai... quand je serais décidée à tout... pour sauver l'avenir ou les jours de mon frère...
DESGAODETS, secouant la tdto.
Ses jours!... ses jours!... écoutez-moi! j'ai connu bien des jeunes gens à la mode, des lions, des beaux, qui n'avaient d'autre mérite qu'un riche patrimoine... je ne parle pas de votre frère!... ces dissipateurs philosophes menaient joyeuse vie, en s'écriant : « Courte et bonne, après moi la fin du monde!... Je « mangerai ma fortune... et puis je me tuerai...» (Proidemeau) Ils la mangeaient et ne se tuaient pas!
ANTONIA, à part.
ciel !
DESGAUDGTS.
Au contraire! philosophes d'une autre école... ils vivaient... ils. se résignaient à vivre... aux dépens des autres. (ViTemem.) J.e ne dis pas cela pour votre frère, mais c'étaient les oncles, les grands parents, les mères surtout, les mères et les sœurs qu'ils exploitaient de préférence ; le puff de famille ! « Il y va de mon hon- « neur et de ma vie... si demain... si dans une heure, je n'ai « pas quinze^ vingt mille francs, » plus ou moins, selon la sensibilité des parents... « Vous ne me verrez plus... j'ai là mes
« pistolets... ils sont chaînés... » (a demi-voix et froidement, l Antonia.)
Ils ne le sont jamais, mais on l'ignore, on s'émeut, on tremble... et l'on se sacrifie!... c'est ce que nous appelons ie puff du désespoir!... Adieu, mon enfant, je vous laisse y réfléchir, moi je vais à la Bourse! (ii «on.)