SCÈNE VL
Lss PRÉCÉDENTS, BOUVARD, entrent ptr la porte du fond. bOOVAW), à ^arh
Me charger... moi!... d'une pareille négociatiwB».i assoupir l'affaire... atout prix!
DESeAt7l»g11S.
Qu'avez-vous donc, m»iisteur Bouvard... vous m'avez Tair...
BouvAae.
De quoi donc?
t^ESGADDBTS.
D'un diplomate...
BOUVARD, cherchaot à sonrirei
Dans l'embarras, qui co^npte sur vous et sur votre crédit près de M. Albert d'Angremont...
DESGAUDErS.
Eh! pourquoi donc?...
BOTJYARD.
Mon Dieu! tout le monde peut se tromper, même les libraires... mais quand j'ai des torts... j'en conviens et je reconnais^ qu'hier... j'ai manqué ma fortune. Ce volume de poésies que vous me proposiez... c'est à qui m'en pariera!... tout à l'heure encore... au salon... ce gros monsieur en noir... dont je ne sais pas le nom. « Vous ne connaissez pas les poésies du «jeune d'Angremont... c'est superbe ! c'est sublime ! » (k Albert «n Mvriaot.) Vous Ics auiez lues sans doute à quelques amis...
ALBERT
A personne !
BOUVARD^ M réeriml.
Encore mieux! quand un ouvrage se produit ainsi par luimême!... aussi... je n'y mets pas d'amour-propre. Je viens vous le demander. Il me le faut. .
ALBERT
Les vers> me disiez-vous, ne se vendent plus.
Je vendrai ceux-là... et la preuve c'est que je vous les achète. Faites vous-même votre prix et à l'instant... comptant...
DESGAUDETS.
Prenez garde^ monsieur Bouvard, je vais croire que ce n*est pas vous qui payez.
BOUVARD
Eh bien... c'est vrai! pourquoi ne pas aborder franchement la question. Al^. le comte m'a tout dit... Ce qu'on vous demande^ c'est de ne rien changer à l'état des choses. De ne point troubler le public dans son admiration pour un homme de génie^ pour ud grand homme !
ALBERT
Moi complice d'une imposture...
BOUVARD, vivMDMl.
Indépendante de votre volonté I
DESGAUDETS.
Au fait, si M. de Marignan est un grand homme,*.
BOUVARD
Ce n'est pas votre faute.
DESGAUDETS.
Ni la sienne..*