‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 4)Chapitre 110 sur 330 · ACTE I., SCÈNE V. l · texte numérisé non relu

ACTE I., SCÈNE V. l

LA DUCHESSE

Vous me faites souvei)t cet honneur, et vos conlinnclks attaques...

BOLINGEROKE.

Je n'ai pas d'antre moyen de me rappeler à votre souvenir.

LA DUCHESSE, itioiilranl le journal qu'elle lieiil i la main.

Rassurez-vous, Monsieur; je vous promets de ne pas oublier votre numéro d'aujourd'hui.

BOLmOBROKE.

Vous avez daigné lire...

LA DUCHESSE

Chez la reine, d'où je sors à l'instant.

B0L1^GBR0KE, Iroublé.

Ah ! c'est là...

LA DUCHESSE

Oui, Monsieur!.., l'officier des gardes de service venait d'apporter le Journal des gens à la mode...

EOLIINGBROKE.

OÙ je ne suis pour rien.

LA DUCHESSE, avec ironie.

Je le sais ! Depuis longtemps votre règne est passé ! mais dans les feuilles de ce journal, et à côté du vôtre, était une lettre du marquis de Torcy...

BOLINGBROKE

Adressée à la reine...

LA DUCHESSE

C'est pour cela que je l'ai lue.

BOLINGBROKE, avec indignitioa.

Madame!...

LA DUCHESSE

C'est du devoir de ma charge ! Surintendante de la maison de Sa Majesté, c'est par mes mains que doivent passer d'abord toutes les lettres. Vous voilà averti. Monsieur, et quand il y aura contre moi quelque épigramme, quelque bon mot que vous tiendrez à me faire connaître, vous n'aurez qu'à les adresser à la reine, c'est le seul moyen di; me les faire lire!

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