ACTE IT. PCi.NE VI
AB\GAÏ1., à part.
0 ciel!...
BOFJNGBUOKE.
A été frappé en duel... si l'on peut appeler duel un combat sans témoins, où son adversaire, protégé dans sa fuite, a été soustrait à Taction des lois.
LA DUCHESSE
Permettez...
BOLINGBUOKE.
Et comment ne pas croire alors que ceux qui l'ont fait évader sont ceux qui avaient armé son bras... comment ne pas croire
que le ministère... (a la ducliesse et aux seigneurs, qui témoignent leur impatience et haussent les épaules.) Oui, Madame, je l'accuse, et les cris du peuple irrité parlent encore plus haut que moi... j'accuse les minisires... j'accuse leurs partisans, leurs amis... je ne nomme personne, mais j'accuse tout le monde... d'avoir voulu se dé faire, par trahison, d'un adversaire aussi redoutable que lorj Richard Boliiigbroke, et je viens déclarer à Sa Majesté des troubles sérieux éclatent aujourd'hui dans sa capitalff^fËe*^' n'est pas à nous, ses fidèles sujets, qu'elle doit s'en prendre, mais à ceux qui l'entourent, et dont l'opinion publique felame depuis longtemps le renvoi.
LA DUCHESSE, froidement.
Avez-Yous terminé ?
BOLl^GBROKE.
Oui, Madame.
LA DUCHESSE
Maintenant, voici la vérité, prouvée par les rapports authentiques que j'ai reçus ce matin.
ABIGAÏL, à part.
Je meurs d'effroi.
LA DUCUESSE.
li est malheureusement trop vrai qu'hier, dans une allée du parc de Saint-James, lord Richard s'est battu en duel...
BOLUNGBROKE.
Avec qui?
LA DUCHESSE
Avec un cavalier, dont il ignorait lui-même le nom... et la demeure...
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