ACTE 111, SCÈNE IV
MASHÀM.
Non, Madame !
LA REINE
A votre avancement?...
MASHAM.
Oli ! non. Madame; je n'y pense pas!
LA REliSE, souriant
Ah !... et h quoi pensez-vous donc?
MASHAM.
Pardon, Madame!... je crains que ce ne soit manqner de respect à la reine que d'oser ainsi lui parler de mes secrets.
LA REINE^ gaiement.
Pourquoi donc? j'aime beaucoup les secrets! Continuez, je vous prie ! (Lui tendant ia main.) ct comptez d'avaucc sur notre royale protection.
MASHAM, porlint la main à ses lèpres.
Ah! Madame!...
LA REINE, retirant sa main, el avec émotion,
Eh bien!...
MASHAM.
Eh bien ! Madame,., j'avais déjà, et sans m'en douter, un protecteur puissant.
LA REINE, faisant un geste de surprise.
Ah ! bah !
MASHAM.
Cela vous étonne?...
LA REINE, le regardant avec bienveillance.
Non!... cela ne m'étonne pas...
MASHAM.
Ce protecteur, qui jamais ne s'est fait connaître^ me défend sous peine de sa colère...
LA REINE
Eh bien!... vous défend...
MASHAM.
De jamais me marier !
LA REINE, riant.
Vous!... vous avez raison !.,. c'est une aventure! et des plus intéressantes... (av.-c curiosité.) Achevez!.,, achevez... (Se retournant
avec liumenr vers Abigaïl qui rentre.) Qu'est-CC donC?... qui Se permet
d'entrer ainsi?.,.
160 LE VERRE d'eau.