‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 4)Chapitre 187 sur 330 · ACTE I, SflÈNK ir · texte numérisé non relu

ACTE I, SflÈNK ir

CLÉRAMBEAU.

CVst vrai ! mais que cela ne t'arrive plus...

AUNE

Ali ! c'est qno celte partition est si belle!... Ils disaient tous : tl ne fera jamais mieux... et moi^ je disais que si... N'est-ce pas, mon cousin, votre second ouvrage sera encore plus beau?... Vous me le promettez?...

EMMERIC.

Oui, ma cousine.

AUNE

Ne fût-ce que pour les confondre.. Et puis, ce soir, vous nous en jouerez quelque chose...

EMMERIC.

HECTOR, à Aline, d'un air de satisfaction.

J'irai à la répétition...

AUNE

Vous, monsieur Ballandard?

HECTOR

Il me l'a promis!..

ALINE

Et nous aussi, n'est-il pas vrai?... Vous nous y conduirez...

EMMERIC.

Trop heureux de vous donner le bras !

CLÉRAMBEAU.

Allons... voyons... il ne faut pas empêcher ton cousin de travailler !... Dis-lui adieu et descendons. (Il prend Mme par la ma.n et remonte avec elle le théâtre, pemlant qu'Einmeric traverse et va se placer à gauche, près d'Hector.)

ALINE

Un instant encore... C'est amusant d'être ainsi chez un garçon... avec son père, s'enlend... et puis, mon cousin est trèsbien logé... un piano superbe... C'est donc là que vous travaillez... que vous trouvez des mélodies si gracieuses... et (Prenant uq

cahier qui est sur la table, près du piano.) CC grOS Cahier... C'eSt VOtre

poëme... Ah! voyons...

CLÉRAMBEAU.

Mais, tu n'y penses pas... c'est d'une indiscrétion...

EMMERIC.

En quoi donc?...

Un opéra, c'est fait pour être vu,

/VLl.NE.

El Celuî-là, tout le monde le verra... je l'espère; je puis bien

commencer... (Redescendant le tliéâlre eu lisant le cahier.) Et VOlcl d'abofd des vers que je trouve très-bien!... (Usant sur le mannscril.)

En toi seule est mon âme, et ma vie, et mon être! Te quitter, c'est mourir!... te revoir, c'est renaître.

CLERAMBEAU, ramassant un papier qui vient de tomber.

Oui!... c'est du joli... Et ceux-ci : « Que cette soirée de de- « main, à l'Opéra, me rend heureuse, mon ami... »

ALIISE, avec émotion.

Mon ami...

CLÉRAMBEAU, à Emmeric, et s'interrompant.

Pardon !... mon neveu. (Se retournant vers Aline.) Ma fille... qu'as-tu donc?...

ALINE, s'efforçant de se remettre.

Moi!... rien!... Rendez cette lettre à mon cousin.

EMMERIC, avec embarras.

Du tout... ma cousine, elle ne m'appartient pas.

ALINE

Et à qui donc? A Ballandard.

A moi!...

CLÉRAMBEAU, riant.

Si tu peux nous prouver cela...

EMMERIC, passant près de la table à droile.

Très-aisément... voici l'adresse qui l'accompagnait... elle est de la même écriture... et vous voyez : « A Monsieur Ballan-

« dard, avoué, rue de Gaillon. » (U repasse près de BalIandard et reprend sa remière place.)

ALINE, avec joie.

Est-il possible?...

HECTOR, bas, à Emmeric.

Mais, mon ami!...

EMMERIC, de même.

Tais-toi donc!

CLÉRAMBEAU, stupéfait, et examinant l'enveloppe avec si fille.

C'est, ma foi, vrai!... Un cachet avec des armes... c'est une grande dame!... Qui aurait jamais cru cela?,,. Hector Ballan-

EMMERIC, hésitant.

HECTOR

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