‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 4)Chapitre 241 sur 330 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

HtLirOR, entrai. t par la porte du fond, à la cantonade.

Eh oui... M. Cléramliiau... il faut (jiie je lui parle... Je ne

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croyais pas. à celle heure-Ci, qu'il eût déjà du monde... (Entrant en fc;ne.) J'attendrai... Quelle nuit j'ai passée... J'ai promis hier au soir à Emmeric de venir ici de grand matin préparer son bcaii-père aux événcmeiifs de la journée... Il a été décidé dans notre conciliabule d'hier que madame de Saint-Géran s'échapperait aujourd'hui de chez elle, de grand matin!... et convenu avec Emmeric seulement que s'il n'était pas tué... il partirait avec elle pour la Suisse... sinon ce sera moi !... (Avec douleur.) Et mon étude!... Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit : je n'ai vu que des épées et des pistnlets... un cauchemar horrible... Décidément, le faubourg Saint-Germain est plus dangereux que j\!ontmorency, et les passions à équipages ne valent pas les amours à pied!... D'abord, celles-ci finissent toujours à volonté... J'avais un moyen infaillible de hâter les dénoùments... j'écrivais hardiment, et à tout hasard : « Je sais tout... je ne ne vous reverrai plus... » Jamais on ne demandait d'explications, tandis qu'ici... Dieu sait s'il en faut!... et de quel genre... Aussi mon terrible client est comme un fantôme que je crois

voir partout... (Apercevant M. de Saint-Géran qui sort de l'appartement i

fauche.) Là! qu'cst-cc que je disais?

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