SCÈNE III
EMMERIC, SAINT-GÉKAN, HECTOR.
(Emiiierie, pSIe, l'habit croisé sur la poitrine et loimnl à la main une boîte de pislolels, s'approclie de M. de Saint-Géran, malgré les signes d'Hector qu';l ne vuit pas.)
EMMERIC, avec émotion.
Vous m'avez fait dire, Monsieur, (|ue vous m'attendiez ici... chez mon beau-père... el je venais me mettre à vos ordres!...
HECTOIÎ, à part.
C'est fait de nous...
M. DE SAINT-CERAN, étonné.
A mes ordres !... et pounjuoi '^ ..
E.MMERIC, de même.
Je ne comprends pas, Monsieur, que vous me le demandiez.
HECTOR, vivement.
En ellét... cela lui revenait de droit, car je l'ai vu ce mutin, je lui ai tout ractnité ! et il se promettait d'être votre témoin... il venait pour cela...
M. DE SAlNT-GÉRAN.
En vérité!... Je vous en remercie, mon cher... J'avais d'abord pensé à vous...
HECTOR
C'est ce que M. le comte me disait à l'instant.
EMMERIC, étonné.
0 ciel !... que signifie...
HECTOR, passant pi ^. du lui.
Par ui.ilbcur, tout est terminé... laisse là tes pistolels... on
Il on a plus besoin. (Los lul ^ronaa ainsi q:ie son clinpeau elles niellant sur la
table.) Le combat a eu lieu ce matin.
M. DE SAINT-GÉRAN
A cinq heures.
HECTOR, vivement.
Et M. de Langeac est blessé...
EMMERIC.
Ail ! blessé!...
HECTOR, d'- même.
Pas dangereusement... ne l'effraie pas... Cela lui apprendia, comme je te le disais, à tenir des propos... C'est une bonne leçon.
EMMERIC, le regardant, avec émotion.
Oui... oui... en effet.
HECTOR, de même.
Dont il se souviendra.
M. DE SAINT-GÉRAN
J'y compte bien... Votre beau-père, à qui je viens de tout raconter, m'a appris que ni vous ni ma filleule n^avioz voulu signer le contrat en mon absence, et je vous devais de doubles excuses qu'il n'a acceptées (|u'à la condition que je viendrais tantôt déjeuner avec vous en famille... et je n'ai eu garde de refuser. Je coui's expédier, avant mon voyage de demain, quelques afTaires dont l'une vous concerne... Ainsi donc, à tantôt!
(Fausse sorlie. Geste de joie d'Heclor et d'Emmeric.) El puiS, CC SOir, IJOtrC
contrat de mariage, sans remise, cette fois...
HECTOR, à part.
Dieu le veuille!
M. CE SAINT-GÉRAiN.
Et, s'il nous reste du temps... nous achèverons notre soirée à l'Opéra... à cette fameuse représentation... où nous chercherons votre adversaire.
HECTOR, étonrdiment et avec joie.
Que nous ne trouverons pas.
M. DE SAlNT-GÉRAN.
Et pourquoi?
HECTOR, embarrassé.
Je dis, je suppose...
M. DE SAINT-GÉRAN
N'importe! nous y serons... nous autres. Adieu, mes jeunes amis ;