ACTE V, SCKNE I
naissance, je ne veux plus avoir de sccrcis pour elle... je lui dirai lout...
ALINE, lui tendaiil la main.
C'est bien à vous! et voilà qui nous réconcilie... Mais c'est inutile... je lui avais tout appris.
Comment?
AUINE.
Votre duel... votre combat... et cet homme que vous avez blessé...
HECTOR, rlTrayé.
' Y pensez-vous?
ALINE
Je le devais.
HECTOR, de même.
Tout est perdu!...
ALINE
Au contraire... elle s'est écriée avec ravissement et surprise : « Bal landard s'est battu!... Baliandard a eu, un duel!... Et si vous aviez vu quelle émotion en s'informant de vous!...
HECTOR, hors de lui.
Elle m'aime!...
ALINE
Elle qui avait juré de ne jamais s'appeler madame Baliandard... C'est là ce qui la contrariait... elle me l'avait dit.
HECTOR
Eh bien! on l'appellera madame Hector... puisqu'elle aime les braves, puisqu'elle m'aime.
ALINE
C'est inconcevable !
Et vous aussi...
ALINE
Quand je dis inconcevable... je parle de son imagination belliqueuse...
HECTOR
Qui pourrait bien avoir ses dangers... car enfin et pour lui plaire, s'il fallait ainsi se battre toutes les semaines... Vous me répondrez à cela qu'une fois qu'on a fait ses preuves... on n'est plus obligé à rien...
A UNE
Certainement! mais apprenez-moi donc... vous qui savez tout... croù venait pendant le déjeuner Tair triste et silencieux de mon ctiusin ?
HECTOR^ gaieiiieal.
Je n'ai pas remarqué... je mangeais... je buvais... je parlais... j'étais si content d'avoir enfin entendu partir cette voiture...
AUNE
Quoi!... quelle voiture ?
HECTORj se reprenant.
Rien!... un client fâcheux que je redoutais... Enfin, chacun est heureux à sa manière : je suis pour le bonheur expansifj et lui^ pour le bonheur taciturne.
AUNE
Non... il y a quelque chose... car lorsque vous avez été parti... ainsi que mon parrain... mon père s'est approché de moi pour me parler. Emmeric l'a retenu, et quoiqu'ils parlassent bas, j'ai entendu qu'il lui disait : « Moi, plutôt... moi... Je vous le promets. »
HECTOR
Qu'est-ce que cela veut dire?
ALIINE, gaiement.
Des affaires qui concernaient mon père... car il est sorti et nous a laissés seuls... cela ne m'a pas effrayée... on assure que c'est l'usage entre prétendus... et Emmeric m'a dit en tremblant : Aline !... il faut que je vous apprenne... que vous sachiez que je vous aime plus que tout au monde... que je ne peux vivre sans vous... (Gjiemeni.) Ce secret, à quoi bon?... est-ce qu'il y a besoin de dire cela?... Mais pendant qu'il parlait ainsi j'ai cru voir des larmes dans ses yeux...
HECTOR, à part.
Grand Dieu!...
ALINE
Je dis : je crois!... car sans me regarder, sans détourner la tète... il s'est enfui...
HECTOR, à part, avec colère.
Elle a raison... il y a encore quelque chose...
Aline.
Qu'est-ce que ce peut être? Vous en doutez-vous?
HECTOR
Parbleu! quelque contrarié ié... Son opéra nouVeau qui l'in-