CI.ÉRAMBEAU, troublé
D'un mot que je lui dictais... et qu'il écrivait... non... qu'il refusait d"écrire...
M. DE SAlNT-GÉRAN, regardant Emmeric.
A cette femme?...
CLÉRAMBEAU, de même.
Oui... à cette femme qui ne renonce pas à lui... au contraire.
M. DE SAINT-GÉRAN
Il l'a donc revue?
CLÉRAMBEAU, de même.
Non... non... c'est moi... Elle est venue ici... elle s'oppose à ce mariage... elle me l'a dit...
M. DE SAINT-GÉRAN
Il l'aime donc encore?
EMMERIC, avec dépit et impatience.
Moi 1... je la déteste.
M. DE SAINT-GÉRAN, à Emmeric.
Eli bien ! voilà ce qu'il faut écrire, (a ciérambeau.) Et il refuse?
CLÉRAMBEAU.
Oui, Monsieur.
M. DE SAINT-GÉRAN, sévèrement.
11 a tort. . On ne dénoue pas de pareils nœuds, on les brise... Quand les choses en sont arrivées à ce point... il n'y a plus ni égards ni ménagements à garder... et puistjue cet amour vuus
31 i LWE CHAINE.
est devenu intolérable... il faut, non pas écrire, mais le lui dire à elle... en face...
CLÉRAMBEAU, Tivement.
Ça ne suffirait pas.
M. DE SMNT-GÉRAN, étonné.
Comment ?...
CLÉRAMBEAU.
Ça ne suffirait pas... pour moi... à qui elle a déclaré... qu'elle ne consentirait jamais à ce mariage... Et à moins qu'elle n'y consente et me le demande elle-même...
EMMERIC, avec colère.
Ce qui est impossible...
M. DE SAINT-GÉRAN, de m^me.
Autant dire que tous relirez votre parole.
CLÉRAMBEAU, de même.
Cest ce que je dis... c'est ce que je veux...
UN DOMESTIQUE, annonçant.
Madame de Saint-Géran.