ACTE II, SCÈNE ÎV
RAYMOND
On me l'a remise au moment où je descentlais de voilure.
COQL'ENET.
Vous m'avouerez que c'est d'une indiscrétion, pour ne pas dire plus! et j'en suis f<ïché pour noire endroit... (a pni.) Ce; ne peut être que Habourdiii, le sous-directeur, le seul qui ait des chances... (Haut.) Du reste, je connais ici tout le monde, et si vous me disiez le nom de l'individu, qui devait être au bas de la demande...
R.WMOKD.
Je ne l'ai pas lu... je n'ai pas achevé la pétition...
COQUENET.
Franchement, vous avez bien fait... je me doute de qui cela peut être...
RAtMOND, rianl.
D'un intrigant... d'abord... c'est ce que j'ai pensé.
COQUENET.
Et vous avez eu raison.
RAY.MOPîD.
Cela ne m'empêchera pas cependant de voir, d'examiner, do prendre des renseignements... Et vous. Monsieur, qui êtes de cette ville...
COQUENET.
Voilà quinze ans que je n'en suis sorti...
RAYMOND
Vous qui me paraissez un citoyen estimable, et en l'opinion duquel on peut avoir confiance...
COQUEISKT.
Vous me faites trop d'honneiir...
RAYMOND
Dites-moi, puisque vous me semblez connaître ce candidat, si c'est un homme capable, un homme de talents?...
COQUEÎSET, d'un air dubilalif.
Eh! eh!
RAYMOND
Jouit-il de quelque estime, de ([uelque considération?...
COQUENET; lie même.
Eh!ch!
RAYMOND
C'est donc, sous tous les rapports, la médiocrité et la nullité m, mes?...
COQUENET, de même.
Eh! eli!
RAYMOND
Vous y mettez une discrétion et une délicatesse que j'apprécie; vous n'osez me dire que ce choix n'est pas convenable?. .
COQUENET.
Franchement, il y a mieux que cela à choisir... et pour peu que l'on ne se presse pas et que l'on attende...
RAYMOND
Je VOUS remercie, Monsieur... Sans avoir d'action directe dans cette affaire, il se peut que je sois consulté, que Ton demande mon avis, et alors, je me souviendrai de celui que vous avez eu l'obligeance de me donner, (ii salue Coquenet ei son.)