ACTE I; SCÈNE X
JILIKTTE.
AUicnaïs de Beau regard... ma petite cousine, que vous trou viez très-jolie, niùme avant qu'elle fùl votre pupille,
OSCAR
C'est-à-dire... oui, oui... elle n'est pas mal.
JULIETTE
L'éloge est mince... je m'en rapporte à mon oncle, qui l'a vue à Paris et qui s'y connaît.
Elle est ravissante, délicieuse !
OSCAR, à paru
Je suis sûr que je rougis!
JULIETTE, gai. ment.
Eh bien! Messieurs, je vous annonce que je l'attends.
OSCAR, Iiors de iai.
Elle revient !
GÉDÉON
Je le savais, et j'en suis charmé... On m'avait dit à Paris que probablement je me rencontrerais ici avec elle.
JULIETTE
Et une lettre que j'ai trouvée tout à l'heure à la poste m'apprend qu'elle arrive aujourd'hui.
OSCAR
Aujourd'hui!...
JULIETTE
Qu'avez-vous donc?
OSCAR
Moi, rien .. (a pan.) La recevoir devant ma feûime... A mon embarras elle va tout deviner.
MANETTE, qui est debout au fond du théâlraj
Madame, je vous ai dit que le dîner...
JULIETTE
[vous y allons, (a cédcon.) Mon oncle, votre bras...
OSCAR, à part sur le devant du tbéitre.
Je voudrais cire à cent pieds sous terre !... Qu'est-ce que je vais faire?. . qu'est-ce que je vais dire?... Maintenant, surtout, quYlle est ma pupilk'... Et mon oncle à qui je n'ai [)as eu le temps de demander conseil !
MA^EÏTE, ptCÈ d.j lai.
Monsieur... le dîner...
344( OSCAR
OSCAR, avec iii:patience
Je n'ai pas faim !
MANETTE, avec curiosilé.
Pourquoi doue?
OSCAU, vivement.
SI, si!... je meurs de faim, (a paiu) Les maudits domestiques!
(A Gédéon el à Juliette qui entrent dans la salle à mang. r.) AtleildeZ-moi dOIIC,
je Yous rejoins.