OSCAR ET JULIETTE
Vous, mon oncle?
GÉDÉON
Comme un philosophe ! comme un sage !... Je ne tiens pas à la fortune.
OSCAR
Vous qui l'aimiez tant!...
GÉDÉON
Pas plus que mes autres maîtresses... Comme je renonce à toutes... autant commencer par celle-là... J'avais une trentaine de mille livres de rente, dont l'Opéra m'a absorbé la moitié... le chant et la danse... tour à tour, ou simultanément... Et ce qui nie reste, je veux l'offrir à une femme pauvre, mais belle, vertueuse ! C'est une économie... La vertu ne coûte rien.
OSCAR
En vérité!...
C'est comme je vous le dis.
JULIETTE, lui prenani la main.
C'est bien, mon oncle !... Irès-bien!... Je ne m'y attendais pas.
OSCAK.
Ni moi non i)lus... Sans dot!
GÉDÉON
Sans dot !... Jo n'en veux pa^.. Qu'ést-cc que l'or... de l'ar-
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i^ciit... (les billets do. banque... des inscriptions de rente?... Nous ne voyous que cela au ministère des finances... Mais, la candeur, rinnoceuce !... voilà du nouveau dans l'administration !... de Toriginalj de l'imprévu ! Enfin... vous m'approuvez? oscAn.
Certainement !
JULIETTE
Et il nous tarde de voir notre nouvelle tante !
GÉDÉON
Vous la verrez dès aujourd'hui... Ou, plutôt, vous la connaissez déjà!