SCÈNE VU. MANETTE JULIETTE
JULIETTE, allant s'asseoir A la labl- à droite et écrivant.
Oui, quelques mots seulement de cette écriture inconnu qu'il reconnaîtra sans peine.
MANETTE, ijui se tient d.iboul près d'elle, et qui plusieuri fois a essayé de parler.
Madame...
AeiK II, SCÈxNE VIIÏ. 361
JULIETTE, toujours Ocrivanf.
Eh bien?
MA>ETTE
Est-ce qu'on ne pourrait pas savoir... un peu, rien qu'un peu!
.lULIF.TTS
Impossible!... Je t'ai défendu les demandes. (Se levani.) Mais écoute ici.
MANETTE, avec joie.
Encore quelque chose!... tant mieux.
JULIETTE
Voici une lettre i[uc tu remettras tout à Theure, mystéi-icuscnient, à monsieur.
MANETTE, ouvrant le billet qui n'est que plié.
Ça n'est pas difficile, et dès que vous n'y serez plus..,
JULIETTE, l'arrêlant.
Non, penaant que je serai là, et sans que je m'en aperçoive.
Par exeniole ! voilà qui est trop fort!... Et si vous me disiez, du moins...
JULIETTE
Silence!... C'est mon mari... songe à nos conventions. SCÈNE VIII.
JULIETTE, pASsant à la gauclie du llniàlro; OSCAR, eninnt du fond; MANETTE, se tenant à IV'csrl, à dicite.
OSCAR, cnirant avec colère.
Cola n'a pas de nom! c'est comme un fait exprès.
JULIETTE, avec douceur.
QiiVst-ce donc, mon ami?
OSCAR
Ils semblent tous se donner le mot pour demander Atliénaïs en mariage.
JULIETTE, naiv.inent.
En vérité!... Et qui donc?
OSCAR
Vous ne vous en douteriez jamais... M. Thcrigny, votre notaire!... Qu'est-ce que vous dites d'une pareille prétention?
JULIETTE, froiden).'nt.
Moi? i^cii... Cela vous n;garde... Qu'avez-vous répondu?