‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 110 sur 255 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les mêmes, GINÉS.

GINÈS, soulevant la trappe.

Me voilà, c'est moi!

LÉ ROI

Qui? toi!

GINÉS.

Moi, Ginès, le meunier.

LE ROI, qui a lâché la main de Giralda.

Ah! diable! le mari, c'est dilTérent!.. il est dans son droit...

A tout seigneur, tout lionneur! i Pendant ce temps, dou Manoel a pris la main de Giralda, qu'il emmène et qu'il fait entrer dans la chambre à droite. 11 reste sur le pas de la porte et écoule.) Tàchons prudemment de battre en retraite... (Rencontrant, au milieu du théâtre, Ginès, qui est

sorti de la trappe.) Impossible! j'ai rencontré l'ennemi!

GINÉS.

Comment ! vous êtes encore ici ! au lieu d'être là-bas avec ma femme!., (se reprenant.) c'est-à-dire la vôtre... c'est convenu !

LE IlOI, à part.

Qu'est-ce que j'apprends là?... (a voix basse et avec embarras.)

Certainement, je sais bien que je suis le mari.

GINES.

Ah! vous pouvez parler tout haut!... que rien ne vou^ gêne... vous êtes chez vous!

LE ROI, à part.

.le n'y comprends rien, mais c'est égal... (Haut, avec joie.) Moi, mari !

GINKS.

C'est votre titre... il est à vous... vous l'avez bien payé... Maintenant, seulement, payez-moi mes cinquante pistojes!

LE ROI

Volontiers! maii- potirqnoi'

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