I.A REINE
Prenons bien garde!
Tout me regarde ; Ici je dois.
Tels sont mes droits.
Savoir les faits Les plus secrets.
Devant la reine.
Qu'on se souvienne.
Je veux, il faut Qu'on parle haut !
Je n'aime pas Ces vains débats.
Parlez! qu'on ne m'abuse pas.
Nous connaîtrons plus tard toute la vérité!
(Moulrant Ginès.
Que cet homme à l'instant, sire, soit arrêté! Donnez-en l'ordre!
138 GIRALDA
LE ROIj effrayé, à pari.
Moi!...
(Bas, à don Hanoel.) VeuiHez, je vous en prie, Don Manoël^ donner cet ordre...
DON MA?<OEL, bas au roi.
Moi, Donner tout haut un ordre, eu présence du roi!
LA REINE, avec impatience.
Eb bien! vous hésitez...
LE ROI, à voix b«sse.
Sans doute, obère amie L'éclat, en pareil cas, offre quelque danger! Il vaudrait miiiux interroger Seul en téte-à-tête cet homme,
(a part.)
Qui ne sait rien et qui ne dira rien! (pendant que le roi parle à la reine, don Blanoël s'approche de Ginès.) DON MANOEL, a voix basse.
Quoi, tant de bruit jionr cette somme!
(Lui glissant une bourse dans la raain.) La voilà... mais tais-toi... sinon tremble! GISÉS, avec joie.
Fort bien !
(Le roi, qui "vient de parler à la reine, rencontre, eu se retournant, Ginès, qui remonte le théâtre.) LE ROI, bas, à GincS.
Cent pistoleS; nous disais-tu!
Les voici, mais silence... ou sur-le-champ pendu!
GINÈS, faisant sauter une bourse dans chaque main. Encor!
LA REINE, qui a réfléchi.
C'est juste... allons, parlons-lui seule...
(a Ginèt.) Avance !
Parle, réponds-moi!
LE ROI, de l'autre côté.
Du siKncc!
LA REINE, à Ginès.
Ton récit contient-il louto la vérité?
GINÈS, avec embarras, Hc! hé! hé! hé! h-;! lu!