‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 173 sur 255 · LE GOUVERNEUR, PEPINELLI, LA MARCHESA · texte numérisé non relu

LE GOUVERNEUR, PEPINELLI, LA MARCHESA

0 surprise étrange !

Que vois-je et qu'entends-je?

Oui, voilà d'un ange La voix et les yeux !...

(Entre eu^, à demi \oix.) Car, au lieu d'un père.

Fille moins sévère.

Attend d'ordinaire

Un jeune amoureuv!

ANGELA, reculant effrayée.

A moij mon bon ange!

Que vois-je et qu'enteads-je?

Quelle audace étrange Les guide en ces lieux?

Et quel lémérairej Bravant ma colère.

Au lieu de mon père^ Paraît à mes yeux?

(Au gouverneur.) D'où venez-vous?

LE GOUVERNEUR

La nuit, égarés dans ces bois De l'hospitalité nous réclamons les lois ! ANGELA.

Mon père absent défend que cette porte S'ouvre à personne!

LA MARCHESAj efTiayée.

Ali ! grands dieux !

ANGELA, souriant.

Il n'importe!

Je désobéirai!...

(Regardant la Marchesa.)

Loin d'être mécontent, 11 m'en remercîra^ je pense, en vous voyant! CANON.

Dans ce séjour tranquille, A l'abri des dangers, Acceptez un asile, 0 nobles étrangers !

Ainsi que moi, mon père Vous offrirait ici Et son toit tutélaire En la main d'un ami!

LE GOUVERNEUR, PEPINELLI, l.A MARCHESA.

Dans ce séjour Iranquill'-, A l'abri du danger, Acceptons cet asile Qui doit nous protéger!

En Tabsonce d'un père.

Nous vous olfrons ici Les vœux d'un cœur sincère Et la main d'un ami!

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