LE GOUVERNEUR, PEPINELLI, LA MARCHESA
0 surprise étrange !
Que vois-je et qu'entends-je?
Oui, voilà d'un ange La voix et les yeux !...
(Entre eu^, à demi \oix.) Car, au lieu d'un père.
Fille moins sévère.
Attend d'ordinaire
Un jeune amoureuv!
ANGELA, reculant effrayée.
A moij mon bon ange!
Que vois-je et qu'enteads-je?
Quelle audace étrange Les guide en ces lieux?
Et quel lémérairej Bravant ma colère.
Au lieu de mon père^ Paraît à mes yeux?
(Au gouverneur.) D'où venez-vous?
LE GOUVERNEUR
La nuit, égarés dans ces bois De l'hospitalité nous réclamons les lois ! ANGELA.
Mon père absent défend que cette porte S'ouvre à personne!
LA MARCHESAj efTiayée.
Ali ! grands dieux !
ANGELA, souriant.
Il n'importe!
Je désobéirai!...
(Regardant la Marchesa.)
Loin d'être mécontent, 11 m'en remercîra^ je pense, en vous voyant! CANON.
Dans ce séjour tranquille, A l'abri des dangers, Acceptez un asile, 0 nobles étrangers !
Ainsi que moi, mon père Vous offrirait ici Et son toit tutélaire En la main d'un ami!
LE GOUVERNEUR, PEPINELLI, l.A MARCHESA.
Dans ce séjour Iranquill'-, A l'abri du danger, Acceptons cet asile Qui doit nous protéger!
En Tabsonce d'un père.
Nous vous olfrons ici Les vœux d'un cœur sincère Et la main d'un ami!