I.E GOUYERNEL'R
Dont il me tarde de faire mes excuses au baron de Torrida... Une seule chose m'étonne... c'est de n'avoir pas encore vu à Rome ni M. le baron, ni son aimable fille...
ANGELA
Mon père va peu dans le monde... et moi, jamais!
LE GOL'VERNEb'R.
Est-il possible !. . toujours seule...
AÎSGELA.
Seule... avec des livres... de la musique, et un père, dont l'ingénieuse tendresse devinant tous mes vœux, ne m'a jamais laissé un désir à former.
LA MARCHESA
Vous ne disirez donc pas voir un bal... une fête...
ANGELA
Je n'y ai jamais pensé.
LA MARCHESA
Nous autres, nous ne pensons qu'à cela... mon oncle donne mardi prochain un bal... pour l'arrivée de son neveu, le prince Federici.
LE GOUVERNEUR
J'espère que la signora daignera faire une exceplion en notre favem'... et quitter ce soir-là sa solitude.
LA MARCHESA
Oui... oui... vous viendi'ez...
ANGELA
Si mon père le veut...
LA MARCHESA, vivement.
Puisqu'il ne vous refuse rien ! aussi, dès qu'il sera là, je lui ferai moi-même notre invitation.
ANGELA
Et si, avant qu'il arrive, vous vouliez \in instant vous reposer et accepter quelques rafraîchissements, ^souuaut et s'adres-
saut à un domestique en livrée, qui parait.) CouduisCZ la signora et CCS
Messieurs dans leurs appartements, (lc domestique se tient sur le
seuil de la porte du foud.)