‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 175 sur 255 · I.E GOUYERNEL'R · texte numérisé non relu

I.E GOUYERNEL'R

Dont il me tarde de faire mes excuses au baron de Torrida... Une seule chose m'étonne... c'est de n'avoir pas encore vu à Rome ni M. le baron, ni son aimable fille...

ANGELA

Mon père va peu dans le monde... et moi, jamais!

LE GOL'VERNEb'R.

Est-il possible !. . toujours seule...

AÎSGELA.

Seule... avec des livres... de la musique, et un père, dont l'ingénieuse tendresse devinant tous mes vœux, ne m'a jamais laissé un désir à former.

LA MARCHESA

Vous ne disirez donc pas voir un bal... une fête...

ANGELA

Je n'y ai jamais pensé.

LA MARCHESA

Nous autres, nous ne pensons qu'à cela... mon oncle donne mardi prochain un bal... pour l'arrivée de son neveu, le prince Federici.

LE GOUVERNEUR

J'espère que la signora daignera faire une exceplion en notre favem'... et quitter ce soir-là sa solitude.

LA MARCHESA

Oui... oui... vous viendi'ez...

ANGELA

Si mon père le veut...

LA MARCHESA, vivement.

Puisqu'il ne vous refuse rien ! aussi, dès qu'il sera là, je lui ferai moi-même notre invitation.

ANGELA

Et si, avant qu'il arrive, vous vouliez \in instant vous reposer et accepter quelques rafraîchissements, ^souuaut et s'adres-

saut à un domestique en livrée, qui parait.) CouduisCZ la signora et CCS

Messieurs dans leurs appartements, (lc domestique se tient sur le

seuil de la porte du foud.)

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