‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 5)Chapitre 177 sur 255 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ANGELA, écoutant la guitare.

C'est lui... lui encore! quelle imprudence!... et comme le

200 MAKCO SPADA.

disait la signora... si des brigands... blessé... tué peut-être!

(Avec j.ie.) Non, non. j'entends de nouveau la guitare!

FEDERICI; eu dehors.

PREMIER COUPLET

(Avec accompagnemeut de guitare.)

Dans ces forêts sauvages.

Sur ces rochers maudits.

Je brave les orages Et le fer des bandits!

0 toi, que rien ne touche.

Je donnerais les cioux Pour un mot de ta bouche.

Un regard de les yeu\!

DEUXIÈME COUPLET

A mon retour, peut-être.

Doit m'attendi e la mort;

Mais daigne m'apparaître.

Et je bénis mon sort!

0 toi, que rien ne touche,

Je donnerais les cieus

Pour un mot de ta bouche.

Un regard de tes yeu\!

AKGELA, s'éloignant de la croisée à droite. Non... non... je ne dois pas l'entendre. Et comment pourtant s'en défendre?

Il donnerait sa part des cieux Pour un seul regard de mes yeux...

Puis-je refuser?...

(Elle va ouvrir la fenêtre à droite, Federici paraît; elle pousse uu cri.) Grands dieux!

(L'orchestre cesse.)

Vous, Monsieur. . une telle audace!...

FEDERICI

Votre balcon, où je venais de m'élancer, m'a préserve du coup de feu dirigé contre moi...

ANGELA, avec frayeur et courant à lui.

Blessé!

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